messagebox_warning

Ce blog  est maintenant à l’arrêt après de bons et loyaux services !

Il préserve les ressources qui ne seront pas migrées dans sa nouvelle version :

http://coraia.reseaumednum.fr

Mai 132014
 

Le réseau bi-départemental des EPN de Drôme et d’Ardèche organise sa 2° rencontre qui se déroulera :

le jeudi 22 Mai de 9h à 17 heures à

La médiathèque Simone de Beauvoir
Rue Sabaton
26100 Romans sur Isère

Cette rencontre est ouverte aux réseaux “amis et voisins” , mais l’inscription est obligatoire.

Le fil conducteur de la journée proposé aux EPN du 26/07 :  Où en sommes nous sur nos territoires? Nous pouvons constater des disparités et des points de convergences entre la réalité de terrain et les ambitions philosophiques et politiques prônées dans les différents rapports publiés ces derniers temps (CNNUM, Rapport Lebreton) . Certaines grandes thématiques ressortent au niveau national : FabLab, Consommation collaborative, co-working …. Il semble important que nous réfléchissions ensemble dans le réseau à une éventuelle articulation qui peut se mettre en place entre les EPN et les nouveaux espaces en création… “

Programme complet et inscriptions : http://epi.pole-numerique.net/deuxieme-rencontre-bi-departementale-des-epn-26-07/

Avr 222014
 

S’inscrire et consulter la liste des inscrits !

11° Rencontre régionale de l’Internet Accompagné en Rhône-Alpes

19 et 20 juin 2014 à Chambéry (73)

photo verrière

A qui s’adresse cette rencontre ?

Ce rendez-vous, ouvert à tous, est celui de l’ensemble des acteurs de la médiation numérique et de leurs réseaux voisins:

  • Animateurs, éducateurs, chefs de projets, responsables, élus (associatifs ou territoriaux), acteurs de la formation professionnelle…
  • Quelle que soit la structure dans laquelle la question de la médiation numérique est prise en compte : Centre social, MJC, médiathèque , PIJ, EPN, association, service municipal, structure de formation et d’éducation populaire.

Cette rencontre de deux jours se veut un rendez-vous et un carrefour des dynamiques et des projets qui animent nos structures et nos réseaux du local au national.

Accéder directement au formulaire d’inscription

Consultez la liste des inscrits (MàJ) : http://www.coraia.org/?p=4701

Le Programme

( Dernière mise à jour : 12  juin 2014 )

*** Attention les horaires et le contenu peuvent encore légèrement bouger ***

Jeudi 19 juin 2014

Journée ouverte à l’ensemble des décideurs (politiques et opérationnels) et des acteurs concernés par les enjeux actuels de la médiation et de l’éducation au numérique.

* Matinée (9h00- 12h30)

9h00 – 9h45 : Accueil, café, et émargement

9h45 – 10h00 :

  • Ouverture des travaux par

    •  Damien Varon, Conseiller Municipal de la Ville de  Chambéry, délégué à l’Animation, Communication & Technologies Innovantes
    • Isabelle Vanhese, chargée de gestion des dispositifs contractuels, dévelloppement local urbain, politique de la ville à Chambéry Agglomération

10h00 – 12h00 :

* Temps de repas (offert) et d’échanges (12h00 – 14h00)

* Après-midi (14h00- 19h00)

14h00 – 14h30

  • Lancement officiel de la rencontre
    (option possible suivant la disponibilité des officiels)

14h30 – 16h

  • Ateliers thématiques
    Dans le prolongement de la présentation de Valérie PEUGEOT qui aura situé les enjeux dans leurs transversalités, nous essaierons de voir concrètent où nous en sommes sur certaines des thématiques. Nous tâcherons de les illustrer et en les croisant notamment avec des projets et approches inter-régionales.

    • Atelier 1 – Comment faire de la littératie pour tous le socle d’une société inclusive et le levier d’une politique d’e-inclusion ?
    Vers un référentiel de compétences de base commun entre professionnels, citoyens, et décideurs : Utopie ou nécessité ?
    • Atelier 2  – Le numérique pour renforcer la participation et l’expression citoyenne de tous : un leurre ?
    Open data, innovation sociale, démocratie participative, Le numérique renforce-t-il les inégalités en terme de pouvoir d’agir des citoyens? Les outils ne sont-ils accessibles qu’à une certaine élite?
    • Atelier 3 Services publics et services au public : quelle place pour la médiation numérique ?
    Évoluer d’Espace Public Numérique à “Relais de Services Publics” : une opportunité ou une perte d’identité ? 
    • Atelier 4 Concevoir, animer,  participer à un écosystème territorial à l’heure du numérique : une vraie plus-value ?
    Quels enjeux , quels atouts et quelles illusions autour des pratiques numériques : leviers d’un écosystème territorial permettant mutualisation, capitalisation, et collaboration...
    • Atelier5 – Peut-on et comment mesurer l’impact de l’action des EPN sur les territoires ?
    Mesurer et valoriser la plus-value (notamment sociale) des actions de médiation numérique : Un vrai challenge pour  une vraie difficulté !

L’espace de préparation et de définition des thématiques est en ligne ici :  https://coraia.framapad.org/50

16h30 -18h30

  • BarCamp
    Temps de “speed dating” ouvert à ceux qui souhaitent présenter des projets, des expériences, des pratiques, des ressources,…

    Inscrivez-vous en précisant vos besoins techniques pour présenter une initiative dans le tableau suivant

17h00 – 18h30

    • Dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement des usages du numérique pour les quartiers du CUCS Chambéry métropole trois thématiques de travail sont retenues pour 2014
      • Éducation : Parentalité à l’heure du numérique
      • Insertion : accès aux droits – administration en ligne
      • Participation : en cours de construction
  • Cette première rencontre du groupe Education dans le cadre de la rencontre CoRAIA devrait lui permettre de s’enrichir à partir de l’expérience d’autres Epn de Rhône-Alpes volontaires pour partager et contribuer lors de cette séance.
    Ce premier temps de rencontre des acteurs de l’agglomération, vise à identifier :

    • les besoins en formation des membres du groupe,
    • les premières pistes en matière de stratégie et méthodologie de parcours à proposer aux parents,
    • les lieux et acteurs volontaires pour mettre en oeuvre cette action.

Rappel des objectifs du groupe

  • Proposer un parcours aux parents afin de les sensibiliser et les aider à définir une posture éducative avec le numérique.
  • Concevoir ce parcours dans le cadre d’une démarche d’agglomération associant l’ensemble des acteurs concernés.
  • Tranches d‘âge des enfants des parents ciblés par le parcours : CM2 -6ième- 5ième

18h30

  • Clôture de la journée

A partir de 20h00

  • Soirée libre
    Le manège est situé à proximité de restaurants, bars, pubs …Toutefois un repas collectif est prévu pour ceux qui le souhaitent dans un restaurant de spécialités savoyardes. Ce repas est à charge des participants (à partir de 20,00 €) . Si vous souhaitez y participer indiquez le sur le formulaire d’inscription.

Vendredi 20 juin 2014

* Matinée 9h00- 12h30

8h30 – 9h00 :  Accueil

9h00- 10h00 :

  • Actualités du local ou national

    • Régionales
    • Inter-régionales
    • Agenda de la médiation numérique

10h00 – 12h00 :

  •  Illettrisme et EPN : Développer le partenariat avec les Espaces Publics Numériques
    Intervention d’Anne MÉSSEGUÉ (Préfecture de la région Rhône-Alpes – Chargée de mission régionale pour la prévention et la lutte contre l’illettrisme)Séance qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de la fiche-action 27 (pdf)  du plan Régional de lutte contre l’Illettrisme (pdf). L’idée est d’outiller les animateurs des EPN qui le souhaitent au repérage et à l’accompagnement de personnes en difficulté avec les compétences de base.

* Temps de repas et d’échanges (12h30 – 14h00)

* Après-midi (14h00- 16h30)

14h00 – 16h00

  • Ateliers d’analyse des pratiques
    Partager, confronter et analyser des pratiques pédagogiques en lien avec des thématiques d’actualité sur nos territoires et dans nos structures.
    Les thématiques retenues (à ce jour)  :

    • Atelier 1 – Pass’Numérique : du face à face pédagogique au projet d’animation
    • Atelier 2 – Intervenir en milieu scolaire ou périscolaire : de l’occupationnel à l’éducatif
    • Atelier 3 : Monter, gérer, évaluer un projet : de l’intention à l’action
  • Ateliers éventuels à confimer
    • Illetrisme et EPN : suivant l’appétence suscitée le matin par l’intervention d’Anne Mességué, il n’est pas écarté de faire un atelier un peu plus pratique et concret.
    • Charte/manifeste régional de l’internet accompagné : Pour faire suite aux déballages d’idées de Bourg-en-Bresse, l’idée serait d’aller vers une première version martyre de ce document se voulant fédérateur. (Accéder à l’espace d’élaboration)

L’espace de préparation des ateliers est en ligne ici : https://coraia.framapad.org/51

16h00 – 16h30 : Clôture

Captation vidéo, prise de vue
Cette manifestation fera l’objet de captation vidéo et photo, à des fins illustratives ou de promotion des actions.
Si vous vous y opposez, merci de bien vouloir le signaler à l’accueil dès votre arrivée.

********

Informations pratiques

Lieu de la rencontre

Centre de Congrès Le Manège
331 Rue de la République
73000 Chambéry
04 79 33 30 30
chambery-congres.fr

Accès au lieu

Le Centre des Congrès est situé en centre ville de Chambéry et à 15mn à pied de la gare.
Des contremarques pourront être distribuées pour le stationnement des véhicules (lors de l’émargement), elles sont cependant limitées en nombre. Bien évidemment le co-voiturage est conseillé.

Hébergement

Chacun est responsable de l’organisation de son hébergement. Les possibilités et formules d’hébergement :

  • Hôtel Curial (à 12 secondes à pied du Manège),
  • Hôtel B&B : environ 35 à 40 euros la chambre double (grand lit ou deux petits lits séparés), à 6 minutes environ en voiture
  • Hôtel première classe 39 euros la chambre : 12 minutes en voiture
    Autres hôtels disponibles via Internet pour tous les budgets

Inscriptions

Mise à jour du 11 juin : consultez la liste des inscrits

Download (PDF, 20B)

Si vous avez des soucis avec le formulaire embarqué ci-dessous voici le lien direct sur le formulaire original

 

Jan 222014
 

Quelques dates à bloquer

*************

25 janvier : Event01 à Bourg-en-Bresse

  • Evènement familial autour des écrans organisé par Fréquence Ecoles
  • Un évènement professionnel est prévu le matin avec notamment la présence de Tralalère pour présenter le serious game l’Isoloir (http://www.isoloir.net/)

http://www.event01.fr/

31 janvier : CitizenTic #2 à Grenoble

  • Quand les cartes changent la donne” : Une journée organisée par la Scop La péniche pour échanger, comprendre et inventer la contribution citoyenne avec OpenStreetMap
  • Il reste encore des places. 

http://citizentic.blogsolidaires.org/

11 février : Safer Internet Day dans le cadre du programme Européen “Better Internet

  • Pour l’édition 2014 du Safer Internet Day le thème est ” Ensemble, pour un meilleur Internet
  • Des ressources sont mises à disposition par la DUI sur le site “Internet sans Craintes”

http://www.internetsanscrainte.fr/blog-actu/

7 mars au 13 avril : Libre en Fête 2014 initiative nationale de l’ APRIL

  • Pour accompagner l’arrivée du printemps, des événements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposés partout en France
  • Les EPN peuvent se rapprocher des Groupes d’utilisateurs de logiciels libres (GULL) de leur département

http://www.libre-en-fete.net/

14 au 16 mars : Salon Primevère 2014 à Lyon

  • L’édition 2014 aura pour thèmeSe réapproprier nos vies…”  et reprendre confiance dans notre capacité à montrer au monde ce que nous voulons qu’il soit.
  • Comme chaque année les acteurs et promoteurs des “Biens communs Numériques” (dont CoRAIA et les EPN) sont invités à se mobiliser pour donner à voir et à entendre “autrement”…

http://www.coraia.org/?p=3943

21 au 30 mars : Fête de l’Internet 2014 , une initiative nationale de la DUI – Villes Internet

  •  La thématique retenue pour 2014 est “création, fabrication et expression numérique
  • Logo, affiches, visuels, agenda national des initiatives, …. sont à disposition des EPN qui souhaitent participer ou relayer sur le site NetPublic

http://www.netpublic.fr/2013/11/fete-de-l-internet-2014/

 19 – 20 juin : Rencontre régionale CoRAIA 2014 à Chambéry

  • L’édition 2014 s’annonce sous le format habituel : une première journée ouverte à nos partenaires et réseaux voisins de la médiation numérique, une seconde journée centrée sur nos pratiques et préoccupations.
  • La préparation démarrera début février.  En attendant vous pouvez retrouver le rendu de l’édition 2013

http://www.coraia.org/?cat=148

 

Nov 042013
 

Primevère ENLSe réapproprier nos vies …

“C’est autour de cette réappropriation que tournera le thème de l’édition 2014.
Mais il ne s’agit pas simplement de redevenir acteur de notre destin, nous l’avons tous déjà fait en nous engageant dans l’écologie.
Il s’agit plutôt de notre rôle d’acteur du changement de notre société, il s’agit de reprendre confiance dans notre capacité à montrer au monde ce que nous voulons qu’il soit, à reprendre confiance dans notre capacité à faire « bouger les lignes ».”
 
C’est donc autour de cette thématique que “l’Espace Numérique Libre” avec comme chef de file  l’ALDIL, se mettra à nouveau en mouvement tout au long de ses 3 jours.
Comme chaque année les acteurs et promoteurs des “Biens communs Numériques” (dont CoRAIA et les EPN) sont donc invités à se mobiliser pour donner à voir et à entendre “autrement”…
 
Bloquez vos agendas : au plus nous sommes nombreux au moins les 3 jours  seront difficiles à organiser collectivement et à titre personnel en bloquant une ou 2 demie-journées par exemple.
 
Oct 302013
 

La Coordination a été invitée par la Région PACA à participer à la 7ème rencontre des ERIC (Espaces régionaux Internet Citoyens). Cette rencontre marque un tournant dans le dispositif puisqu’il avait pour objet le Lancement du nouveau dispositif « centres de ressources numériques ». Une délégation s’est donc rendue à Marseille le 14 octobre 2013.

Labellisation_ERIC_01_f6709f7c18

Un retour sur différents projets et espaces a été effectué afin de montrer la richesse et la diversité des projets et missions développés au sein de ce réseau. A cette occasion, l’enquête régionale quantitative et qualitative a été rmise aux participants, elle est disponible en téléchargement sur le site Emergences numériques.

Cette enquête et les témoignages vidéos diffusés lors de cette rencontre ont pour objet à la fois d’établir un bilan mais également d’anticiper l’avenir pour co-construire les ERIC de demain.

L’après-midi, la CoRAIA a été invitée à témoigner dans un atelier dédié à la professionnalisation des animateurs d’EPN et la conduite du changement. Nous y avons donc fait des retours sur les expérimentations C2I2E, B2IAdulte et VAE. Le projet en cours de déploiement du pass’Numérique a également été signalé.

Cette journée a fait l’objet de captation vidéos sous forme d’interviews, disponible sur le site d’O2Zone. Elle a été pour la coordination, l’occasion de confronter et d’enrichir nos visions de l’avenir des EPN et de leur évolution.

Pour en savoir : Sur le site de la Région PACA  http://emergences-numeriques.regionpaca.fr

Sep 252013
 

MJCAragon

 

L’espace numérique Cyber-base de la MJC de Bron réitère la mise en place de la formation

“Intégrer le jeu vidéo dans sa pratique professionnelle”.

Cette formation se déroulera sur trois jours à la MJC de Bron, espace CyberBase,  de 9h à 17h30.

 

 

Deux sessions sont d’ores et déjà programmées:

  • Session 2013
    • jeudi 14 novembre 2013
    • jeudi 21 novembre 2013
    • jeudi 28 novembre 2013
  • Session 2014
    •  jeudi 03 avril 2014
    •  jeudi 10 avril 2014
    •  jeudi 17 avril 2014

Elles s’adressent à toute personne, responsable de structure, responsable de secteur, animateur souhaitant réfléchir à la pratique du jeu vidéo et intégrer cette pratique dans leurs projets.

Objectifs pédagogiques
  • Connaître l’univers du jeu vidéo
  • S’approprier les tenants et les aboutissants liés à la pratique du jeu vidéo et les enjeux de cette pratique
  • Intégrer le support jeu vidéo comme outil pédagogique d’animation dans sa pratique professionnelle
  • Être capable de créer des projets intégrant le jeu vidéo

Ces formations peuvent être prises en charge par votre organisme de formation (cotisation salarié et droit à la formation) sur votre plan de formation structure.
Pour s’inscrire, vous devez envoyer vos coordonnées à :

 

Quelques exemples de projets mis en œuvre par les participants à la suite de cette formation :

 

Août 302013
 

logo O2ZoneL’association O2Zone en partenariat notamment avec la m@ison de Grigny(69) et le SIVU des inforoutes, organise un Média Camp  sur le thème “Les outils du journalisme citoyen”.

Programmée le 1er octobre, cette journée se déroulera à Salon de Provence (co-voiturage possible). Construite autour du concept de médiaLab, elle est destinée aux professionnels ayant engagés un projet ou une réflexion autour du journalisme citoyen et de la médiation numérique. Le nombre de places est limité (60), nous vous conseillons donc de vous inscrire sans tarder à l’aide du formulaire prévu à cet effet.

Mais qu’est-ce qu’un médiaLab ?

Le Médialab : c’est un espace collectif et physique qui met en synergie plusieurs techniques du numérique (Atelier réseaux sociaux, espace web ressources, SMS/Tweet-WALL, Open plateau radio et vidéo, Reportage en tourné-monté, design/animation, Conférence de rédaction citoyenne). Il peut être permanent ou éphémère. Il est animé par une équipe pluridisciplinaire.

Le public de cette journée, suis-je concerné?

Vous souhaitez développer dans votre association, collectivité locale… une démarche de Journaliste Citoyen 2.0, de participation active des habitants, de vos acteurs de territoires?
Venez découvrir et expérimenter les outils numériques d’usages collectifs Journaliste 2.0 sur 4 scénarios urbain, rural, éphémère et public jeune dans un concept innovant où tous les outils numériques sont regroupés dans un seul espace : le MEDIALAB.

Je suis un EPN (un acteur de la médiation numérique), en quoi cette journée me concerne?

De nombreux points de convergences existent entre le réseau des EPN (de la médiation numérique) et celui des médias citoyens. Ainsi, que ce soit dans nos valeurs, dans notre but et nos missions force est de constater que les similitudes sont nombreuses.
Il semble donc opportun de se poser la question d’un croisement de nos réseaux, pour développer un travail coopératif. Chacun pourrait y trouver intérêt, tout en assurant le développement des compétences, des projets et des résultats dans une complémentarité des savoir-faire dans un objectif commun : l’émancipation de tous par la participation et la prise en compte de chacun, valorisant ainsi nos territoires et leurs habitants.

Vouloir donner corps à une aspiration commune : celle de faire évoluer de l’incontournable  et nécessaire utilisation des médias « classiques », en y intégrant et exploitant la culture participative inhérente au web et à l’internet, vers un média qui serait le territoire lui-même.

C’est bien parce que les médias citoyens s’interrogent sur la notion de journalisme 2.0 (qualité, organisation de l’information et déontologie), et que les EPN s’interrogent sur la transformation de leur métier (animateur multimédia vers celui de médiateur numérique) qu’une synergie semble naturelle et évidente à construire entre tous.

Renseignements utiles

ATTENTION : cette manifestation est gratuite mais l’inscription est indispensable

Avec le soutien financier de la région PACAlogo_region_paca-6

partenairesmedialab
 

Mar 082013
 

Pour une médiation numérique  replacée au coeur des politiques publiques du numérique

Pour soutenir l’appel : Page de signature de l’appel

A l’issue du Séminaire Interministériel sur le Numérique du 28 février 2013, une “feuille de route” a été approuvée par le Premier Ministre. Nous devons saluer que ce travail fasse écho à certains points soulevés dans le premier appel lancé par les acteurs de la médiation numérique. Il convient désormais de construire collectivement une stratégie opérationnelle et prospective.

Ce texte succède donc à ce premier appel initié en amont de ce Séminaire Interministériel. Il s’amorce logiquement par la question de l’économie numérique notamment au regard du  rattachement actuel  de notre secteur au Ministère de l’Economie numérique.

Il a vocation à faciliter l’émergence des politiques publiques et préfigure les chantiers ouverts et à lancer qui pourraient être alors abordés à l’occasion des prochaines Assises de la Médiation Numérique en 2013.

La médiation numérique ou le chaînon manquant pour l’émergence d’une économie numérique

L’émergence d’une économie numérique est notamment conditionnée par :

  1. la capacité d’appropriation de l’innovation numérique par les citoyens,

  2. la développement de lieux et de démarches qui expérimentent et fabriquent la société numérique au quotidien,

  3. la construction d’un regard critique sur les outils numériques permettant des usages qualifiés et des démarches actives du citoyen.

En effet, l’Economie numérique n’est jusqu’à présent pensée qu’à travers ses seuls aspects d’infrastucture et de produits/services. Mais force est de constater que déploiement du Haut-Débit et du Très Haut Débit, la production de contenus, le soutien à la R&D ne produiront des effets socio-économiques durables et relocalisés qu’à la condition expresse que les “exploitants”, “producteurs” et “chercheurs” ne soient pas exclusivement extra-européens. Or, seuls les acteurs de la médiation numérique se positionnent, en permettant à la population de développer une lecture critique des usages numériques, comme “relais d’opinions” voire comme “prescripteurs d’usages” pour les citoyens du numérique. Entre autres exemples, le lancement d’un moteur de recherche français ou européen n’aura finalement que peu de chance d’aboutir sans le soutien de la médiation numérique auprès des usagers…

De plus, comme précisé dans le rapport Collin & Colin[1], la production de valeur repose aujourd’hui en grande partie sur les usagers du numérique notamment par leurs productions de données personnelles ensuite exploitées. C’est cette production de valeur que l’on retrouve dans l’accompagnement des citoyens par les acteurs de la médiation numérique lorsque ceux-ci mette en place des ateliers de co-construction -avec des porteurs de projets locaux- de services innovants exploitant ces données, générant alors de réels modèles économiques et permettant de restituer équitablement une partie de la valeur créée. C’est ainsi tout le sens des actions conduites dans ces lieux autour de l’OpenData.

Enfin, les lieux de médiation numérique constituent finalement autant de “laboratoires vivants” (LivingLab) dans lesquels -en partenariat avec les Universités et les Laboratoires de recherche-, il devient possible d’explorer avec les communautés d’usagers de ces lieux de nouvelles pistes de recherches appliquées sur les usages, l’ergonomie, d’expérimenter de nouveaux objets connectés voire d’initier leur fabrication (FabLab). Et ce, sans avoir à redéployer de nouveaux équipements. Sans compter que de nouvelles formes de travail y sont possibles (coworking).

Les ingrédients, les compétences et les lieux sont donc déjà réunis pour l’émergence d’une économie numérique. C’est par la solidification des acteurs de la médiation numérique, leur montée en compétences et leur hybridation que la brique manquante de l’Economie numérique s’offre à notre territoire, véritable singularité européenne, véritable opportunité pour nos filières!

La médiation numérique ou l’endroit de la transformation des pratiques sociales et professionnelles à l’ère numérique.

La médiation numérique est l’endroit de construction de la citoyenneté numérique. Par leurs démarches d’éducation populaire (parfois même d’écrivain public numérique) et parce qu’ils travaillent sur toutes les générations et conditions, les lieux de médiation numérique constituent autant d’Universités Populaires du numérique. On y construit, débat et produit de nouveaux liens sociaux “numériques”, de nouvelles formes de coopérations, des économies de la contribution.

Ainsi se constituent autant de modèles de développement socio-économique au coeur de la société numérique, bien au-delà des seuls modèles communautaires issus des technologies relationnelles[2] et autres industries de programmes[3]. Il est donc nécessaire de concentrer les moyens sur ces démarches productrices d’alternatives plutôt que sur la seule correction de pratiques anxiogènes. C’est ainsi que les pouvoirs publics contribueront la mise en oeuvre d’une véritable société numérique.

La médiation numérique est l’endroit qui s’attache à “prendre soin de la jeunesse et des générations[4]. Elle s’assure du croisement de ces générations, sans confondre habiletés d’usages (plutôt centrées sur les jeunes générations) et transmissions entre les générations. Elle permet ainsi des compréhensions réciproques, coupant court aux risques de ruptures générationnelles, sans fantasmer pour autant à propos d’une génération en attente d’apprentissages et de distance critique, recréant l’attention nécessaire à toute construction sociale. Elle s’assure également de la rencontre des catégories sociales tout en favorisant les coopérations entre elles.

La médiation numérique est l’endroit d’accompagnement des nouveaux modes de consommation des biens culturels. Elle constitue la seule et véritable alternative aux approches centrées sur le seul traitement répressif des nouveaux modes de consommation de ces biens culturels.

En ce sens, les lieux de médiation numérique sont une solution opérationnelle : loin des fonctionnements individuels et privés qui ne peuvent faire l’objet d’accompagnement, ils sont l’endroit de rencontre entre les industries culturelles et les usages des biens culturels, voire de pratiques créatives par la population. C’est par leur rôle de tiers de confiance et d’intermédiation qu’ils contribuent à l’émergence de services innovants centrés sur la diversité culturelle où peuvent se construire de nouveaux consensus à mi-chemin entre productions de biens communs et nouveaux modèles de rémunération des auteurs. De cette façon, les lieux de médiation numériques contribuent à initier de nouveaux rapports à la connaissance aux oeuvres et la production de nouvelles formes économiques.

La médiation numérique est l’endroit de la découverte des nouveaux usages, de montée en compétences pour tous les citoyens, mais également l’endroit de la mise en perspective des impacts sur le quotidien. Des impacts sur le travail[5], sur le vivre-ensemble, sur les addictions, sur les nouveaux modes de représentation du monde, sur la santé,sur les nouveaux rapports à l’administration, sur les pratiques pédagogiques, sur les nouvelles formes de concertation, etc.

En réponse à ces changements profonds, la médiation numérique contribue dès à présent à de véritables stratégies de remédiation : inclusion numérique, éducation formelle et non formelle, technique de soi[6], etc.

La médiation numérique est le seul véritable aménageur numérique du territoire. En effet, le territoire ne saurait être aménagé par les seules prises de connexions à Internet mais bien avec la population : il en a été ainsi lorsque la République a considéré que l’Ecole devait aménager le territoire parce que l’existence des livres n’était pas suffisante.

Il s’agit donc bien d’une médiation des savoirs placée au coeur d’un projet républicain. Et s’’il est désormais admis -à l’issue du Séminaire Interministériel du 28 février 2013- que l’appropriation collective et la citoyenneté numérique sont placées au coeur des enjeux de société, la médiation numérique, et plus particulièrement les médiateurs numériques, doivent être replacés au coeur du dispositif interministériel.

Par conséquent, le périmètre de la médiation numérique est de concilier :

– l’inclusion numérique,

– la fonction observatoire des représentations, des pratiques et des attentes à l’ère numérique,

– la fonction laboratoire de fabrication de la société numérique,

– l’articulation entre développement territorial et usages mondialisés.

Et ce, avec une approche :

– d’aménagement numérique du territoire,

– de construction d’une citoyenneté numérique.

La médiation numérique : un enjeu stratégique.

Il faut désormais transformer les intuitions, les expérimentations et les démonstrations en une véritable stratégie nationale portée collectivement par l’Etat, les collectivités, les acteurs socio-économiques et les acteurs de terrain.

Pour cela il s’agit de mettre en oeuvre des partenariats d’un nouveau type, dépassant le seul cadre des subventions. Des partenariats centrés sur des démarches d’Economie Sociale et Solidaire, d’Economies plurielles, dans lesquelles toutes les parties prenantes assument leur part d’investissements productifs à l’image d’une Société numérique partagée par le plus grand nombre, qui agrège tout à la fois Education populaire, Développement économique relocalisé et Développement territorial partagé.

Il s’agit par conséquent de s’appuyer :

– sur les compétences développées depuis 15 ans par les professionnels (animateurs multimédia, médiateurs numériques, chargés de développement numérique, ingénieurs de projets, etc.),

– sur le réseau de lieux de pratiques numériques le plus dense d’Europe (plus de 5000 lieux),

– sur le produit de 15 ans de politiques publiques, certes disparates et peu équilibrées, mais existantes,

– sur la capacité de mobilisation de communautés d’usagers par les lieux de médiation numérique.

Et pour mettre en oeuvre une politique volontariste et cohérente avec les enjeux de la Transition numérique de la société, il est nécessaire de renforcer les missions confiées à la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI). Tout en la rattachant au Ministère de l’Economie numérique, la DUI, historiquement légitime pour intervenir dans le champ de la médiation numérique, doit disposer d’un réel ancrage interministériel en phase avec l’ambition du dernier séminaire gouvernement sur les questions du numérique…

C’est de cette manière que la DUI deviendra le véritable catalyseur des politiques publiques d’Etat sur ces questions, coordonnant les démarches de chaque ministère, permettant aux collectivités territoriales et aux acteurs de la médiation numérique de disposer d’un interlocuteur unique pour coordonner les efforts de chacune des parties prenantes.

Cette DUI 2.0 pourra notamment répondre aux enjeux suivants :

– porter, notamment par un rapport d’Orientation générale confié au secteur, une vision prospective du développement de la médiation numérique au regard des enjeux décrits,

– inclure la question de la médiation numérique dans le nouveau projet de décentralisation afin que soit nommé un chef de file,

– fédérer les acteurs socio-économiques autour des enjeux de la médiation numérique, notamment par la saisine du CESE[7], et l’interpellation des CESER pour la prise en compte de la filière numérique et de la médiation numérique, voire leur représentation dans leur composition,

– prévoir, en lien avec les Conseillers TIC des SGAR[8], la prise en compte de la médiation numérique dans la production des DOCUP[9] à l’occasion du transfert de gestion des fonds FEDER et FSE aux Régions,

– prendre en compte la médiation numérique dans les projets de réforme de la fiscalité numérique, notamment autour des pistes du rapport Collin & Colin,

– assurer un véritable lieu de conférence permanente avec les différents échelons de collectivités territoriales pour s’assurer d’une co-construction des politiques publiques plus équitables sur l’ensemble du territoire,

– contribuer au mandatement des lieux de médiation numérique sur l’accompagnement territorialisé à l’appropriation des usages du numérique, notamment par le biais de conventions-cadres avec les services publics de l’emploi, les chambres consulaires, les administrations locales, garantissant ainsi la “reconnaissance” locale des acteurs et leurs modèles économiques,

– missionner  des structures ressources régionales, chargées de coordonner, d’accompagner et de diagnostiquer les attentes et les besoins territoriaux de la médiation numérique,

– contribuer par la coordination nationale de ces acteurs régionaux à l’évolution et l’évaluation des politiques publiques déployées sur les territoires,

– participer ainsi à la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, à la montée en compétences des lieux et des acteurs pour qu’ils puissent à terme devenir de véritables acteurs de projets numériques de territoire.


[1] http://www.economie.gouv.fr/rapport-sur-la-fiscalite-du-secteur-numerique

[2] http://arsindustrialis.org/technologies-relationnelles

[3] Des technologies et des industries le plus souvent toxiques s’ils ne font pas l’objet d’un accompagnement. http://arsindustrialis.org/glossary/term/111

[4] Bernard Stiegler / Ars Industrialis : http://arsindustrialis.org/node/2973

[5] Coworking, visio-conférence, mobilité, etc.

[6] http://alaingiffard.blogs.com/culture/techniques-de-soi/

[7] http://www.lecese.fr/

[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9taire_g%C3%A9n%C3%A9ral_aux_affaires_r%C3%A9gionales

[9] http://www.europe-en-aquitaine.eu/docup

****************************************

Premiers signataires:

Centre de Ressources Régionaux:

Médias-Cité (Aquitaine ) – Arsenic (PACA) – Coraia (Rhône-Alpes) – Ping (Pays de la Loire)

Télécharger l’appel en format pdf

Pour soutenir l’appel : Page de signature de l’appel

Mar 032013
 

logoseminaireComme prévu le séminaire gouvernemental sur le numérique s’est déroulé le jeudi 28 février 2013. Le livrable de cette rencontre est une feuille de route concernant 18 mesures emblématiques censées illustrer “l’ambition du gouvernement avec plus de 100 actions engagées par les ministères“.

Nous vous invitons à partager vos réactions (constructives) à sa lecture.

Download (PDF, 20B)

 

Fév 282013
 

Mise à jour du 8 mars : Une nouvelle mouture de ce texte avec une approche un peu plus politique a été mise en ligne ” Pour une médiation numérique replacée au coeur des politiques publiques du numérique” pour répondre à le demande, il est possible d’y apporter et affirmer votre soutien avec votre signature.

Mise à jour du 1° mars : Le séminaire du gouvernement du 28 février 2013 a donné lieu à la publication d’une feuille de route avec 18 propositions qu’il convient de mettre en résonance avec les propositions formulées dans le présent appel.

Diffusez, soutenez et devenez signataire de cet appel

Consulter la liste des signataires

Télécharger la version pdf de ce texte 

symbole_coraia

L’Economie numérique se résume bien souvent à, d’une part, les industriels des infrastructures et d’autre part aux fournisseurs de produits et de services reposant sur ces infrastructures. Or, un troisième secteur plus silencieux accueille, forme, initie et accompagne au quotidien la population autour de ses usages numériques afin que celle-ci les comprenne, se les approprie et innove : la médiation numérique.

La médiation numérique, ce sont 5 000 Espaces Public Numériques (EPN) répartis sur tout le territoire français, portés par des associations et des collectivités qui reçoivent chaque année plusieurs millions de visites de citoyens du numérique : élèves, salariés, demandeurs d’emploi, handicapés, adolescents, parents, créateurs d’entreprise, retraités, cadres, ouvriers, consommateurs, militants, etc.

Chaque jour, les professionnels de cet “Internet accompagné” font le lien entre des technologies de plus en plus complexes et omniprésentes, et des usagers encore trop souvent perdus dans leurs pratiques du numérique, ce, malgré un taux d’équipement des foyers sans cesse croissant..

[emailpetition id=”1″]

Ce travail d’animation et de médiation a été validé par de nombreuses collectivités publiques qui ont décliné des politiques ad-hoc depuis plus de 10 ans, mais n’a été reconnu que très récemment par le ministère de l’Economie numérique lors du premier séminaire national réunissant les réseaux de la médiation numérique à Paris le 15 février. Séminaire durant lequel notre mission première de lutte contre les fractures numériques a été réaffirmée tout en démontrant qu’au-delà, c’est bien notre utilité sociale et économique, notre agilité et notre capacité d’innovation permanente avec la population qui font que notre secteur prend une place prépondérante dans la Transition numérique de la société.

Ainsi, depuis plus de 10 ans, les EPN « répondent constamment à des besoins socio-économiques et culturels nouveaux » comme l’a rappelé madame la Ministre de l’Economie numérique qui a d’ailleurs profité de ce séminaire pour solliciter le soutien des EPN dans la lutte contre le chômage des jeunes en les encourageant à participer au recrutement de  2 000 emplois d’avenir…

Mais, à l’heure où la “feuille de route gouvernementale du numérique” doit être révélée, nous tenons à alerter sur les menaces qui pèsent sur notre secteur et  insister, à travers 4 propositions, sur le caractère indispensable de l’accompagnement aux usages pour une inclusion de tous dans la société numérique.

En effet, en 10 ans, nos missions sont passées d’une logique de sensibilisation et d’accès aux outils à l’accompagnement aux usages du numérique. Loin d’être des clubs de Geeks, les EPN contribuent à la dynamique de  leurs territoires en y impulsant des projets innovants et transversaux, reposant sur la mise en production des usagers eux-mêmes. De nombreux  EPN ayant même évolué en Tiers-lieux proposant des services innovants et structurants comme le Co-working, des FabLabs, des MédiaLabs, des résidences d’artistes numériques, des lieux de participation citoyenne, etc. A la croisée du développement local et économique, de l’éducation populaire, de l’économie sociale et solidaire, de la culture, du développement durable, des services publics, etc.

Or, en parallèle, nous avons constaté un soutien politique et financier sans cesse décroissant tant au niveau national que local contrairement aux autres pans de l’Economie numérique qui ont vu leurs aides et la reconnaissance des décideurs prendre le chemin inverse !

Se pose par conséquent la question de la place et des moyens de l’action publique dans la formation et l’initiation de la population aux usages du numérique. Et bien que de nombreuses collectivités locales aient déployé leurs propres politiques d’éducation au numérique, force est de constater qu’après une première impulsion de l’Etat via la charte des Espaces Publics Numériques au début des années 2000, plus aucune politique nationale ambitieuse pour un Internet accompagné n’a depuis été réellement mise en oeuvre, malgré la création de la Délégation aux Usages de l’Internet.

Nous estimons que nous relevons, pour une large part de nos missions, d’un service public de l’Internet accompagné que personne n’incarne aujourd’hui au niveau gouvernemental. Après les incantations et les propos bienveillants, nous appelons de nos vœux une politique 2.0 de la médiation numérique.

C’est pourquoi nous proposons la mise en œuvre rapide des 4 propositions suivantes :

Proposition 1 : Inscrire la médiation numérique dans les stratégies politiques nationales et locales.

Le premier acte fort consiste à reconnaître clairement et affirmer le soutien de l’Etat vis-à-vis de notre secteur en inscrivant la médiation numérique au sein de la feuille de route numérique du gouvernement. Ainsi notre secteur pourra alors légitimement dialoguer avec les autres acteurs de l’Economie numérique et trouver place dans les instances consultatives des politiques numériques, tel que le Conseil National du Numérique.

Et au-delà, il s’agira, avec le soutien de l’Etat, d’impliquer les EPN en amont des politiques de développement local et des stratégies numériques. En effet, les EPN disposent de 4 forces utiles dans la construction de projets de territoire :

  •  une implantation sur l’ensemble de la France,
  • des milliers de professionnels du numérique,
  • des actions transversales
  • un contact quotidien avec la population.

C’est en s’appuyant sur ces forces que les élus et décideurs doivent consulter et impliquer les EPN lors de l’élaboration d’actions aussi diverses qu’un programme de lutte contre l’illettrisme, la sensibilisation au développement durable, la professionnalisation des artisans, le développement de la démocratie participative,  l’aménagement d’une ZAC, etc.

Proposition 2 : Consacrer et sanctuariser 1% des budgets d’infrastructures et de développement local aux actions de médiation numérique.

Au-delà d’une reconnaissance politique, il s’agit de mettre en place les conditions d’un soutien financier pérenne de la médiation numérique, et ce soutien passe par une décision simple, peu onéreuse et de bon sens : consacrer 1% des budgets d’infrastructure numérique et de développement local aux actions de médiation numérique. Ainsi, lorsqu’on sait que le plan Très Haut Débit pour tous repose sur un budget de près de 20 milliards d’euros sur 10 ans, cela ne représente pas moins de 200 millions d’euros pour que nos concitoyens aient une réelle place dans la société numérique. Comme le rappelait le Président de la République le 20 février : “Nous devons aussi permettre le développement des usages et là, c’est de démocratie qu’il s’agit.”

Les budgets attribués à ces actions, sont donc à considérer sur le long terme, comme étant un placement à haute rentabilité socio-économique. Ce n’est que l’humain qui garantira l’innovation économique et sociale au travers des nouveaux outils numériques, à condition qu’il les maîtrise et qu’il se les approprie. Plus nos concitoyens seront formés, accompagnés et sensibilisés aux usages du numérique, à leurs impacts sur les modes de travail et de collaboration, sur la participation citoyenne en ligne, sur les modes de consommation collaboratifs, etc. plus ils seront en mesure d’inventer de nouveaux usages, de nouveaux services et créer ainsi de la valeur et du bien vivre ensemble.

Consacrer et sanctuariser 1% des budgets d’infrastructure numérique et de développement local à l’accompagnement aux usages du numérique, c’est garantir les expérimentations et la validation de nouvelles formes d’EPN en cohérence avec les besoins de la population et les évolutions technologiques.

Proposition 3 : Mettre en œuvre un programme national de formation de la profession.

Un autre élément que nous estimons indispensable à une politique nationale de l’Internet accompagné concerne la formation des professionnels du secteur de la médiation numérique.
En effet, ceux-ci mobilisent de très nombreuses compétences au quotidien : accueil et animation de tout type de public, développement de projets, veille, développement local, mise en place de partenariats, maintenance technique, communication, lien avec les décideurs et les élus, gestion administrative, encadrement d’équipe, tutorat, etc.

Pour appuyer les évolutions en cours, les équipes de médiateurs doivent être soutenus en terme de formation afin de leur permettre d’enrichir et d’asseoir leur culture professionnelle en phase avec les besoins des publics et l’environnement numérique, participant ainsi à la reconnaissance de leur métier.

C’est pourquoi nous demandons à ce que les ministères de l’Economie numérique et de la Formation professionnelle soient à l’initiative d’un plan de formation national à destination des médiateurs numériques actuellement en poste. Un plan de formation co-construit avec les EPN  qui permettrait de bâtir les Référentiels d’Emploi, d’Activité et de Formation sur lesquels s’appuieront des logiques de filières, des chaînes d’évolution des métiers et des diplômes à la fois auprès des associations et de la fonction publique.

Proposition 4 : Structurer la représentation du secteur au niveau national.

Pour animer de façon pérenne ces propositions ambitieuses, il est nécessaire que le secteur de la médiation numérique soit soutenu par l’Etat dans sa structuration.

Cela passe dans un premier temps par la mise en place d’une coordination nationale, sous l’égide du ministère de l’Economie numérique, réunissant les réseaux associatifs et publics de l’Internet accompagné existants (Coraia, Arsenic, PiNG, ANIS, Médias-Cité, La Fonderie, etc.).

Cette coordination viendra en appui au travail de la Délégation aux Usages de l’Internet et intègrerait le réseau des Cyber-bases (initié par la Caisse des Dépôts et Consignation) ainsi que l’association nationale CRéATIF en sa qualité d’inter-réseaux.

D’ici 3 ans, avec le soutien de l’Etat, le secteur devra s’être suffisamment structuré pour réunir l’ensemble des dispositifs locaux de la médiation numérique et alimenter en réflexions et actions la stratégie numérique de l’Etat. Régulièrement les Assises de la médiation numérique permettront d’affirmer cette structuration.

La mise en œuvre rapide de ces 4 propositions, en complément des efforts consentis pour le développement des infrastructures numériques, doivent permettre à la France de réaliser sa Transition numérique en s’appuyant sur sa population. Il s’agit là d’une priorité nationale qui doit garantir une forme de justice sociale permettant l’émancipation et l’intégration de tous dans la société numérique de demain.

Téléchargez la version Pdf

 symbole_coraiaArsenic-logomediacite-2

*****************

[signaturelist id=”1″]

Appel pour une véritable politique nationale de l’accompagnement aux usages numériques 

En savoir plus