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Ce blog  est maintenant à l’arrêt après de bons et loyaux services !

Il préserve les ressources qui ne seront pas migrées dans sa nouvelle version :

http://coraia.reseaumednum.fr

Fév 092016
 

Ce sont environRencontreCoRAIA4022016 60 personnes qui ont répondu présentes pour participer à la Rencontre CoRAIA du 4 février à lyon consacrée à la “Protection, gestion et marchandisation de nos données privées“.
Les 2 temps forts de la journées ont suscités de nombreux échanges entre les participants.
La question de l’approche pédagogique et de la posture souhaitable des EPN, sur ces sujets sensibles, a été une préoccupation collective des professionnels présents.
Pierre-Yves a su exciter les curiosités et nous inviter à être en réaction face à la colonisation du web par les poids lourds du paysage actuel.

Nous remercions nos voisins de la médiation numérique en PACA d’avoir fait le déplacement pour venir échanger avec les médiateurs rhônalpins.

Des remerciements à l’équipe de la Bibliothèque pour son accueil et tout particulièrement en Marie-Anne et Jean-Patrick.

Les traces de la rencontre

En vidéo avec le clip réalisé par notre collègue Alexandre IACCONI à qui nous transmettons un grand merci.

Sur le Storify de la rencontre avec les ressources utilisées et échangées : http://bit.ly/1KD5dIB

Sep 172015
 

LogoInforoutesNewx500Le Syndicat Mixte des Inforoutes qui sévit en Ardèche depuis 20 ans maintenant, a décidé de marquer le coup en organisant une journée festive néanmoins studieuse :

Mercredi 6 novembre 2015
de 9h00 à 17h00
salle des fêtes d’Alissas (07210)

Au menu des réjouissances sont prévus conférences, buffet et stands…
La CoRAIA sera présente en participant à l’animation du stand de la Médiation Numérique sur ce territoire qui a vu naître un des premiers EPN de France (une manière de ne pas dire “le premier EPN” pour ne vexer personne 😉 )

Pour en savoir plus sur le programme, les inscriptions : http://jai20ans.fr

Sep 172015
 

bandeauCaenLa Région Basse-Normandie organise et accueille à Caen les 3e Assises nationales de la Médiation numérique, du mercredi 30 septembre au samedi 3 octobre 2015, à la toute nouvelle Maison de la Recherche et de l’Imagination – MRI (Esplanade Stéphane Hessel).

Cette rencontre s’inscrit dans la lignée des 1res assises de la médiation numérique en 2011 à Ajaccio (Corse) et de la 2e édition en 2014 à Bordeaux (Gironde). La démarche collaborative de ces Assises a pour ambition de fédérer l’ensemble de la communauté numérique locale autour de la médiation numérique, en la connectant à un écosystème national pour bénéficier des partages d’expériences.

Une des particularités de cette 3° édition est qu’elle est inscrit dans une thématique transversale de réflexion et de mobilisation, à savoir : “autour de la jeunesse”

Au programme

Ces nouvelles Assises sont proposées en plusieurs temps, pour différents sujets et différentes communautés :

  • Temps national pour les acteurs de la médiation numérique et de la jeunesse, les mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre 2015.
  • Temps de créativité le jeudi soir, autour d’un Tiers-Lieux éphémère le jeudi 1er octobre de 18h00 à 00h00.
  • Temps territorial pour aborder le numérique par la pratique, tout en étant accompagné par des professionnels de la médiation numérique : pour les jeunes dans un cadre éducatif le vendredi 2 octobre 2015, et pour toute la famille le samedi 3 octobre 2015.

VisuelprogrammeCaenAu vue de son actualité, la CoRAIA n’ pas pu s’impliquer fortement dans la préparation de cette édition. Néanmoins nous avons été sollicité pour apporter une contribution rhône-alpine au parcours n°7 : Quels modèles de développement pour les acteurs de la médiation numérique ?

Pour en savoir plus via le site officiel : http://www.assises-mediation-numerique.fr

 

Fév 032015
 

L’association ARSENIC, qui anime le réseau des ERIC de  la région PACA, partage un article (intéressant une remise à niveau) sur 2 années de littératures et d’études qui ont mis la médiation numérique dans le paysage général du numérique en france.
Merci à eux pour ce travail de synthèse.

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République numérique citoyenne & Médiation numérique : quels rapports !

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Depuis 2 ans maintenant la médiation numérique est au citée, sollicitée, appelée à travers de nombreux rapports et études.

Sans faire pour autant d’égocentrisme sectoriel, il semblerait qu’après avoir été au mieux ignorée, au pire volontairement mise de côté, la Médiation numérique soit considérée comme une réponse à de nombreux enjeux. Qu’ils soient éducatifs, économiques, sociologiques, politiques…

D’une certaine façon, ce regain d’intérêt a débuté lors de la présentation de la Feuille de route numérique du gouvernement. Le secrétariat d’Etat à l’Economie numérique était alors occupé par Fleur Pellerin (depuis lors ministre de la Culture). Après avoir reçu les représentants de la Médiation numérique et suite à la publication de deux Appels de la Médiation numérique par les acteurs eux-mêmes (dont Arsenic), la Feuille de route reconnaissait le travail et la place de nos activités dans une stratégie nationale :

“En concertation avec les organismes responsables des EPN, une phase d’expérimentation sera lancée en 2013 pour développer des services innovants dans certains EPN, d’une part autour des usages mobiles, d’autre part autour des “fab labs”, ateliers de fabrication numérique équipés de machines permettant de réaliser des objets. Dans ces espaces enrichis, les particuliers curieux et les inventeurs pourront façonner, programmer et tester des concepts à faible coût pour ensuite créer des entreprises innovantes.”

Malgré l’amalgame entre FabLab et EPN, les mots-clés étaient présents et nous pouvions alors nous positionner comme des interlocuteurs et des acteurs à part entière de l’Economie numérique.  […]

Lire la suite sur le site d’ARSENIC : http://arsenicpaca.fr/republique-numerique-citoyenne-mediation-numerique-quels-rapports/

Déc 012014
 

Rapport CamaniVerdier1Le 17 octobre 2014, dans le cadre des 2° Assises Nationales de la Médiation Numérique, le Sénateur Pierre CAMANI et le Député Fabrice VERDIER remettaient à Axel Maire (Secrétaire d’Etat au Numérique) un rapport parlementaire sur “Le service universel des communications électroniques au regard des nouveaux usages technologiques : enjeux et perspectives d’évolution” .

Ce rapport est découpé en 3 parties dont une consacrée à “La médiation numérique pour réussir l’inclusion numérique ..” (à partir de la page 34)

Télécharger la version intégrale : Rapport Camani/Verdier (pdf, 5,3 Mo)

Dans un article reproduit ci-dessous et publié initialement sur le blog de Médias-Cité, Gérald Elbaze (que nous remercions) nous fait partager sa lecture synthétique de cette partie du rapport avec ses principales mesures.

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youpiLa médiation numérique est un secteur informel, qui a émergé vers 1997… dans le sillage du Plan d’Action Gouvernemental pour la Société de l’Information porté par Lionel Jospin.
Ce rapport complété par le discours d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, viennent formaliser et donner un cadre d’intervention à toutes les initiatives qui, sur les territoires, œuvrent quotidiennement pour traduire dans les faits, la médiation et l’inclusion numériques.
Même si cela ne vous dispense pas d’une lecture intégrale du rapport, en voici les éléments qui concernent les acteurs de la médiation numérique.
Ce rapport doit être entendu, comme étant une étape préalable à une loi sur les questions numériques, actuellement envisagée pour 2015.

Les attendus de la médiation numérique:

D’évidence, dans un souci d’égalité, de solidarité et de justice sociale, les compétences numériques et l’usage citoyen, responsable et protégé des technologies doivent devenir l’affaire de tous. L’État devrait donc, en particulier s’assurer que le développement de ces  technologies ne conduise pas à accentuer des clivages existants, qu’ils soient de nature sociale, culturelle, générationnelle ou liés à des disparités géographiques.

La création d’une responsabilité de l’État et la définition de la médiation numérique vue de l’État:

L’État doit veiller à ce que toute personne puisse acquérir les compétences numériques qui lui garantissent un accès au droit, à l’emploi, à la connaissance, à l’épanouissement individuel et à la vie collective. Il semble, en effet, aujourd’hui, vital et urgent de favoriser cette inclusion numérique tant la mobilisation de ces technologies contribue à préserver la participation sociale et citoyenne, à créer du lien humain entre les individus, à stimuler la créativité, à favoriser l’insertion économique et à faciliter la co-construction de projets personnels et collectifs.

La méthode de production du rapport est complémentaire à la Consultation sur la médiation numérique initiée par Axelle Lemaire et portée par la Délégation aux Usages de l’Internet.

Les développements du présent rapport fondé sur les nombreuses auditions d’experts

Ce rapport propose une triple évolution pour réussir l’inclusion numérique :

Définir par la voie législative et règlementaire les contours d’un véritable « Réseau national de la médiation numérique ».
Définir un protocole contractuel qui facilite, grâce à des accords de coopération entre l’État, des industriels, des associations et des collectivités, dans un objectif de solidarité et d’intérêt général, la mise en place, dans les territoires, de dispositifs permettant aux citoyens d’accéder, à la maîtrise du numérique.
Établir une série de recommandations relatives à des objectifs de formation initiale et de pratiques éducatives au sein de l’éducation nationale.

Ce rapport brosse un état des lieux:

Les auditions ont permis à la Mission parlementaire d’appréhender le rôle et utilité des lieux de médiation numérique dans les territoires, d’en saisir la diversité (distinction entre EPN et autres lieux de médiation), de prendre acte de la constitution en cours par l’État d’un label de qualité « médiation numérique », d’un annuaire générique et géolocalisé des lieux de médiation numérique, d’en mesurer la répartition géographique

Et produit une recommandation fondamentale:

[…] de recommander une évolution législative pour en pérenniser l’existence.

Il propose une définition cadrée de la médiation numérique:

InformationLa médiation numérique désigne l’accompagnement humain, qualifié et de proximité, au service de l’inclusion numérique. Elle s’inscrit dans des lieux pérennes ou éphémères où des liens s’organisent entre des individus médiateurs (experts, animateurs spécialisés, bénévoles, travailleurs sociaux initiés, médiateurs culturels, enseignants, et des collectifs humains (habitants, associations, entreprises, élèves, étudiants, parents, professionnels,
autour d’outils numériques qui favorisent les coopérations. Elle permet à la fois l’appropriation des techniques d’usages de ces outils et la dissémination des connaissances ainsi acquises. La démarche de la médiation numérique propose aux populations d’« apprendre en agissant ».
Elle se matérialise, en effet, avec la meilleure efficacité « pédagogique », à l’occasion de la réalisation concrète de projets, d’actions, et d’expérimentations (projets de développement local, projets de création économique, culturels, artistiques), de fabrication (prototypage, design, objets, sites, etc.), de co-constructions d’objets numériques conceptuels, virtuels et matériels (par exemple : valorisation du patrimoine, chemins de randonnées interactifs, coopérations scientifiques, logiciels, prototypes,…). Au-delà de la maîtrise des outils matériels et logiciels et de leurs usages, il s’agit aussi de développer l’aptitude à comprendre et à utiliser le numérique dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels ou collectifs et d’étendre ainsi ses compétences et capacités (littératie). Les citoyens peuvent dès lors acquérir une culture numérique suffisante pour être intéressés par les enjeux citoyens, économiques, culturels, sociaux concernés par les transformations numériques et participer, en conscience, au développement des usages. La médiation numérique doit s’effectuer de manière continue, tout au long de la vie, car elle suppose la prise en considération de la nécessaire adaptation des acquis à l’évolution permanente des technologies numériques.

Il recense, avec des réalités très diverses le nombre d’acteurs de la médiation numérique:

Fourchette basse : 7 093
Fourchette haute : 9 563

Il évoque la mise en oeuvre d’un label:

l’État a souhaité proposer aux acteurs de l’innovation numérique dans les territoires un cadre d’action qui amplifie le déploiement de formes de créativités et d’engagements citoyens, en organisant un nouveau réseau identifié sous un emblème fédérateur. Il propose de créer un label national de qualité pour identifier les lieux de médiation numérique.

Il préconise la mise en place d’un réseau national:

Dans ces conditions, la mise en place d’un véritable réseau national de la médiation numérique doit être étudiée.

Il propose un maillage des territoires

lienPtIl doit en premier lieu comprendre un maillage des territoires en lieux de médiation numérique, suffisamment dense, pour garantir l’accès à ces lieux de tous les citoyens.

Il préconise que l’échelon minimum soit l’intercommunalité

L’implantation d’un lieu de médiation numérique par intercommunalité serait, a minima, le bon échelon d’intervention en privilégiant un lieu fixe de ressources rayonnant sur l’ensemble de l’intercommunalité

Il propose de mettre en place des stratégies de mobilité, de rayonnement et de partenariats avec les acteurs locaux:

grâce à la mobilité des médiateurs, à des relais dans les structures économiques (missions locales, pépinières d’entreprises, incubateurs, maisons de l’emploi), sociales (centres sociaux, maisons de quartiers, PMI, CCAS, foyers de jeunes travailleurs, foyers de migrants, etc.) et culturelles (médiathèques, ludothèques, salles des fêtes, centres de conférences, Maisons des jeunes et de la culture, foyers ruraux, etc.) des communes et des quartiers, grâce également à la mobilité des matériels, des ateliers, des projets et des évènements.

Ce rapport préconise, au-delà du réseau, la constitution d’une fédération nationale:

Le soutien à la création d’une fédération nationale de la médiation numérique pourrait faciliter la mise en œuvre de diverses mesures d’agréments publics.

Il prévoit également qu’une reconnaissance lui soit donnée. Notamment pour stimuler le concours de fonds privés (la RUP permettant que ces contributions bénéficient d’un régime fiscal avantageux pour les acteurs privés):

Cette fédération pourrait en tout premier lieu bénéficier par décret de la Reconnaissance d’Utilité Publique (RUP) afin d’accéder à une reconnaissance spécifique liée à des avantages.

Il prévoit également l’octroi d’agréments pour les lieux de médiations numériques qui en seraient membres:

L’attribution des agréments de formation professionnelle et de formation tout au long de la vie, d’éducation populaire et de l’éducation nationale à la fédération nationale précitée faciliterait, pour les lieux de médiation numérique qui en seraient membres

Il formalise la place et le rôle des Pôles de Ressources Territoriaux:

Le développement et l’adaptation d’une offre de diagnostic et de conseil sur la qualité de la médiation numérique par le redéploiement du réseau des pôles de ressources territoriaux.

Et notamment leurs rôles dans l’ingénierie financière:

Leurs missions seraient de soutenir l’autofinancement et les modèles économiques pérennes des lieux de médiation numérique, et de diffuser l’information sur les sources de financement des collectivités, de la politique de la ville, des fondations, etc

Concernant les médiateurs numériques, le rapport préconise:

  • L’organisation d’une meilleure formation des médiateurs numériques, des élus et des cadres associatifs et des collectivités territoriales.
  • La création d’un référentiel de certification propre à la médiation numérique de niveau Master en formation initiale et de niveau II en formation professionnelle.
  • Une habilitation des médiateurs numériques comme formateurs tout au long de la vie. Les médiateurs numériques sont formateurs et examinateurs pour les certifications informatiques de la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) pour le passage du « Passeport Internet Multimédia » (PIM)
  • La constitution d’une filière métier et la mise en place d’une convention collective de la médiation numérique.

Le rapport prévoit également l’implication des acteurs de l’économie numérique dans la médiation numérique par voie contractuelle, par des accords de coopération « transparents et non-exclusifs »:

En complément de la constitution d’un réseau de la médiation numérique, il pourrait être envisagé de conclure des accords de coopération transparents et non-exclusifs, pour favoriser, dans le cadre d’obligations de moyen, le développement des actions de médiation numérique dans les territoires. Ces accords seraient conclus entre l’État, les acteurs industriels (opérateurs, de communications électroniques, fournisseurs d’accès à Internet, entreprises de réseau tels ERDF, SNCF, La Poste…) et l’ensemble des acteurs publics ou privés volontaires (collectivités territoriales, établissements publics, chambres consulaires, associations d’élus, entreprises de l’économie sociale et solidaire, fédérations d’éducation populaire).

Ce rapport prévoit également la constitution d’un fonds financier:

recherche fnancementLa constitution d’un fonds financier, abondé par des financements d’origines diversifiées (public, privé, population) pourrait contribuer au développement des lieux de médiation numérique.

Mais qui n’a pas vocation à se substituer à l’intervention des financements – notamment publics – mais qui a vocation à les compléter, prioritairement sur les projets mis en oeuvre:

Les financements dégagés contribueraient à préfigurer une économie complémentaire pour la création de projets, avec la participation tripartite par l’État, des partenaires privés (parrains) et un partenaire « population ». La coopération des trois catégories d’acteurs assurant non seulement la faisabilité mais également la contribution des usagers à l’utilisation attendue du projet.

Ne sont présentées ici que les grandes mesures. Mais le rapport en propose de très nombreuses.

Le plus simple est d’aller au-delà de cet article ;-)

Télécharger le rapport intégral rapport_pierre_camani_fabrice_verdier_17102014 (pdf, 5,3 Mo)

Juil 172014
 

sharemanagerLe 16 juin à la Région se tenait une journée organisée par Lela BENCHARIF  Vice Présidente déléguée à la démocratie participative, à la vie associative et à l’éducation populaire .

Le théme traité  était « Actions collectives et dynamiques citoyennes : quels outils pour agir ?»
Travailler de manière collaborative, mettre en mouvement l’ensemble des acteurs, développer le pouvoir d’agir, tels sont les enjeux de la participation citoyenne. Pour faciliter le passage de la parole aux actes, cette journée d’échange propose de réfléchir aux manières de faire du collectif et de mettre en valeur les initiatives rhônalpines et les outils développés dans le cadre de ces dynamiques citoyennes.

La CoRAIA était invitée à représenter les EPN et plus particulièrement à animer un atelier :

Le numérique comme outil de participation citoyenne,
en quoi peut-il contribuer à des dynamiques collectives et citoyennes

3 porteurs de projets étaient invités à venir présenter des initiatives permettant d’illustrer différentes approches :

Les projets présentés

AADN

Présentation des actions menées dans le cadre du projet de la Ferme à Spiruline menet par Art-Act (Sandra et Gaspard Bébié-Valérian). Dans le cadre de cette action, 3 ateliers ont été proposés: un atelier de jeu vidéo, un atelier photo, et un open atelier pour construire un bioréacteur. Le projet est un projet collectif de territoire.
http://www.aadn.org/evenement/viridis-sortie-du-jeu-video-dart-act/

Zoomacom

Ballade cartographiée organisée dans le parc du quartier de Montreynaud dans le cadre d’un vaste projet concernant les parcs urbains de Saint-Étienne.
http://www.zoomacom.org/2013/10/21/fete-de-quartier-de-montreynaud-cartopartie-sentier-decouverte/

M@ison de Grigny

2 projets menés sur le quartier du Vallon à Grigny en partenariat avec le bailleur social autour d’un appartement pédagogique et la réhabilitation des espaces extérieurs.
http://www.slideshare.net/maisondegrigny69/citoyenneteregion-37076966

 Ressources complémentaires

(A compléter..)

Mais qu’est ce qu’une carto partie
http://movilab.org/index.php?title=Cartopartie

Repérer les EPN sur mon territoire :
http://www.coraia.org/?page_id=206

Movilab :
http://movilab.org/index.php?title=Les_outils_num%C3%A9riques_au_service_de_la_d%C3%A9mocratie_participative

Fiche PassNum Lien social
http://www.coraia.org/?page_id=4274

Mai 272014
 

Comme annoncé, les travaux de cette 11° édition de la Rencontre Régionale seront ouverts par Valérie PEUGEOT en tant que vice-présidente du Conseil National du Numérique avec une présentation du rapport national “Citoyens d’une société numérique : pour une nouvelle politique d’inclusion.”

Cette présentation se déroulera :

Jeudi 19 juin 2014 à 10h00
Au Centre de Congrès Le Manège
331 Rue de la République
73000 Chambéry

(pour des questions d’organisation l’inscription est obligatoire)

Photo-2-du-8-mars-_Valerie-Peugeot1

Qui est Valérie PEUGEOT ?

Chercheuse à Orange Labs, en charge des questions de prospective au sein du laboratoire de sciences humaines et sociales

Présidente de l’association VECAM

Après une formation initiale en droit et sciences politiques, Valérie Peugeot a travaillé successivement au Parlement européen puis dans différents think tanks autour des enjeux de politique européenne, de mondialisation et de société de l’information.

Elle a rejoint le Groupe Orange en 2005, et est actuellement en charge des questions de prospective au sein du laboratoire de sciences humaines et sociales d’Orange Labs. Ses sujets de travail relèvent des domaines suivants : futur du Web, ouverture des données, internet des objets, usages des communautés créatives, place des données personnelles dans l’économie du web, innovation ouverte, économie collaborative, etc.

Elle préside l’association Vecam qui met en débat les questions politiques et sociales liées aux technologies de l’information et de la communication, notamment les enjeux de biens communs informationnels ou de propriété immatérielle. Elle est également membre du Conseil d’administration de Batik International et de la Fonda, et du Comité éditorial de Paris Tech Review.

Que dit ce rapport sur “l’Inclusion numérique” ?

rapport_Apercu-509x350Adopté par le CNNum et présenté à Fleur PELLERIN (alors en charge du numérique) le rapport intitulé « Citoyens d’une société numérique – Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir: pour une nouvelle politique d’inclusion » s’appuie sur des concertations et des rencontres contributives qui ont rassemblé environ 60 personnes : associations, élus, médiateurs, représentants d’entreprises, fédérations professionnelles, administrations, experts et chercheurs.

En votant le rapport, le CNNum met en avant des recommandations permettant :

  • de viser l’accès au sens large et de faire en sorte que le numérique contribue à faciliter plutôt qu’à complexifier les démarches et services essentiels;
  • de développer la littératie pour tous, comme référentiel commun et évolutif de compétences, afin d’inclure “au” mais également “avec” le numérique, en tant qu’accélérateur de transformation sociale;
  • de renforcer les médiations, en organisant la mise en réseau de la diversité d’acteurs, la mutualisation et le partage des bonnes pratiques, afin de faire face à des besoins qui seront croissants et pérennes;
  • de permettre la transformation sociale en donnant du pouvoir d’agir par le développement individuel d’habilités et de sens critique (“pouvoir de”), par l’association de l’initiative collective aux méthodes distribuées, collaboratives et horizontales caractéristiques du web (“pouvoir avec”), et par le développement d’une “voix de retour” élus-citoyens et du co-design des politiques publiques (“pouvoir sur”).

Pour en savoir plus  :

Mai 142014
 

LogoEPNIserebigLe réseau EPNIsère était représenté ce mercredi 7 mai au soir, à Cowork in, à la rencontre organisée entre l’adjointe au maire de Grenoble et une trentaine de personnes parmi lesquels OSM France (carto libre, déjà accueillis dans nos EPN), la Guilde (asso de promotion du libre), La Scop la péniche, des entreprises, agents de collectivités et des citoyens.

Une des premières initiatives issue de la réunion est la création de 3 groupes de travail afin d’affiner les thématiques “à libérer” et la circulation de l’information :

  • Logiciels libres
  • Open Data
  • Infrastructure (réseaux et FAI libres et locaux)

“Le moins que l’on puisse dire, c’est que les EPN ont toute leur place dans la médiation, l’information du public et les remontées d’info !…” dixit nos collègues isérois à la suite de cette rencontre

Pour en savoir plus :

Mar 282014
 

Nos amis du réseau des Pays de la Loire  m’ont demandé de partager avec eux un bout de réflexion sur la thématique de “l’accompagnement des pratiques numériques”. Voici une version de “cet arrêt sur image” alimenté par le croisement des réflexions collectives en marche dans les différents réseaux que j’ai la chance de côtoyer et au sein de la m@ison de Grigny bien entendu ! Guy Pastre

De la neutralité bienveillante…

Jeune-seniorNe pas se cantonner à une simple formation aux pratiques numériques et porter l’ambition de  la construction d’une culture numérique partagée, tel est l’impératif auquel doivent répondre les passeurs professionnels que nous sommes, en lien avec l’ensemble des citoyens d’une société devenue “numérique”.

Déclinée sous formes différentes, cette aspiration est partagée sur le principe par l’ensemble des acteurs “directs” de la communauté élargie des Espaces Publics Numériques (EPN) malgré l’absence de soutien et de reconnaissance de l’enjeu fondamental que cela représente pour les acteurs politiques et institutionnels.  

Un virage sémantique pour certains, un changement de paradigme pour d’autres, s’est opéré à Ajaccio lors d’Assises de la médiation numérique en 2011 pendant lesquelles à pris corps  et sens une nouvelle posture transversale pluri-disciplinaire territorialisée : la médiation numérique.

Cette évolution est vécue, par une profession en mal de reconnaissance, comme majeure et valorisante car elle marque le passage de l’animateur multimédia techno-centré dans son lieu à celui de médiateur numérique ressource agile de son territoire.

Toutefois, passé le premier enthousiasme collectif, il convient d’être vigilant à ce que ce virage vers des missions et des postures d’animation “socio-numérique systémique” se vive comme une émulation renouvelée des actions de chacun et non comme une injonction stigmatisante. En effet la tentation (avérée) serait de glisser vers un discours incantatoire élitiste, coupé de la réalité plurielle des animateurs et de leurs publics, en pointant du doigt les EPN “traditionnels” comme des structures de seconde zone “hors du coup”.

Au coeur de ces changements se pose la question centrale de la montée en compétences numériques (personnelles, citoyennes ou professionnelles). Celle-ci demande d’intégrer la diversité des lieux, la complémentarité des acteurs et la pluralités des approches dans la perspective d’un écosystème ouvert, apprenant et émancipateur. (cf le rapport du CNNum par exemple).

Permettre à chacun de se construire “un parcours d’usages” dans une démarche d’appropriation des technologies (cf Serge Proulx – 2005) dans un dispositif de droit commun, reste une nécessité récurrente au regard d’une réalité technologique en évolution permanente.

Dit autrement, il faudra toujours garantir à l’ensemble de la population  l’accès aux compétences numériques de base et à leur réactualisation de façon massive et permanente. Ce travail de fond prendra des formes renouvelées et l’enjeu de massification permanente oblige à penser des accompagnements renouvelés.
A ce titre s’intéresser aujourd’hui par exemple à la dynamique des MOOC n’est pas dépourvu de sens pour des médiateurs numériques, en les interrogeant sur leur culture voir leurs compétences professionnelles actuelles.

Cette montée en compétences s’inscrit comme condition nécessaire à l’appréhension du numérique à la fois par les enjeux sociaux et éducatifs dont il est porteur, autant, voir davantage que par ses aspects socio-techniques.

C’est en sens qu’il me semble nécessaire et pertinent d’inscrire alors ce processus dans une la démarche “engagée” d’éducation tout au long de la vie visant à l’autonomie et l’émancipation de l’individu. Mais aujourd’hui, il me semble qu’elle est encore majoritairement traitée en creux et “par chapelle”.

…à la subjectivité militante

educpop20La démarche d’éducation tout au long de la vie nécessite, entre autre, un accompagnement qui permette à chacun de se construire des clés de lecture et une compréhension du monde et de la société à l’ère du numérique. Cette construction fait référence, intègre, bouleverse les systèmes de valeurs, aspirations politiques, sociales…personnelles (individuelles) et collectives.

Je constate par expérience qu’aujourd’hui l’évolution vers cette posture de “facilitateur” dans l’appropriation éducative et sociale des technologies par les citoyens bouscule de nombreux médiateurs (ou animateurs, selon le terme dans lequel ils se reconnaissent).  En effet, cela les amène sur des terrains éloignés du pur registre technique et les oblige à clarifier, expliciter et décortiquer des terrains jalonnés de parti pris politiques, idéologiques, éthiques,..

C’est ce que nous avons pu observer en Rhône-Alpes à travers les interrogations et les réticences lors des journées d’accompagnant des EPN à la mise en place du Pass Numérique Citoyen par la Région. (dispositif régional lancé en 2013 visant à délivrer des heures de culture numérique citoyenne via les acteurs de l’Internet accompagné).

Permettre aux animateurs d’EPN de faire évoluer les postures et les missions nécessite à la fois de :

  • renforcer une identité professionnelle,
  • consolider et élargir une culture professionnelle,
  • s’approprier et maîtriser les enjeux sociétaux,
  • élaborer des stratégies pédagogiques, éducatives et partenariales pour faire évoluer les postures et les missions.

Ce sont les axes que nous essayons d’explorer et de faire avancer en Rhône-Alpes à travers une action conjuguée de la Région, de la CoRAIA et de son réseau de partenaires.
Cette approche trouve également tout son sens en se mettant en perspective et en synergie avec le chantier de la culture numérique de base du citoyen. Deux projets peuvent illustrer la façon que nous avons d’avancer sur ces axes : le Pass Numérique Citoyen et la communauté de pratique Formavia “ Culture numérique pour tous”. (Cf focus de fin de document)

Se mettre en marche

L’accompagnement permanent des évolutions concomitantes des compétences numériques de base, d’une part des professionnels de l’action/médiation éducative, sociale et numérique, d’autre part des citoyens, ne pourra pas se faire dans une démarche uniforme et aseptisée de tout enjeu de société quel qu’en soit sa nature.

A noter au passage, qu’a mon sens, dans ce contexte, l’accompagnement du citoyen doit relever, en tout ou partie, d’une mission régalienne de service public pour en garantir l’égalité et l’équité d’accès à tous !
Une position qui, je sais, ne fait pas forcément l’unanimité…

Toutefois, pour avancer ensemble dans ces chantiers stratégiques du moment, nous avons besoin me semble-t-il :

  • de mutualiser les expériences et de capitaliser sur les travaux menés à un niveau inter-régional ( à l’image entre autre du travail d’ARSENIC en PACA )
  • de porter au niveau national la nécessaire reconnaissance des métiers (et fonctions) ainsi que des moyens nécessaires à l’accompagnement de leurs évolutions
  • de travailler sur la clarification (et simplification) du champs des compétences numériques et de rendre lisible les certifications/validations d’expériences…
  • de trouver les espaces d’élaboration et de formalisation permettant de donner sens et corps à l’ambition d’un “parcours éducatif au numérique tout au long de la vie”

Focus

Le Pass Numérique

Ce dispositif inscrit dans le volet Solidarité Numérique de la Politique Numérique Régionale est, début 2014, en phase de test. Il a une double vocation:PassNum-dispositif

  • Délivrer dix heures de culture numérique de base à chaque citoyen sur des thématiques identifiées comme prioritaires aujourd’hui,
  • Placer les EPN au coeur d’un dispositif leur donnant la possibilité de nouer des partenariats nouveaux et de s’adresser à des publics différents avec le soutien des ERA (Espaces Rhône-Alpes) de chaque département.

La CoRAIA a pour mission d’accompagner les animateurs à s’approprier le contenu des 4 thématiques ciblées :

Les journées d’accompagnement des EPN permettent de confirmer que le Pass Numérique peut être un levier supplémentaire pour faciliter le processus d’évolution des EPN dans leurs postures et leurs missions grâce à la force et la légitimité institutionnelle de son portage par la Région.

Pour le moment, à travers le Pass Numérique, sans que cela ne soit l’objectif premier qui reste centré sur le citoyen et sa culture numérique, des effets sont observés sur la posture des EPN et des animateurs sur leur territoire: interrogations partagées autour des postures professionnelles, formation mutualisée sur les enjeux socio-numériques, mise en réseau élargie de parties-prenantes à l’accompagnement socio-éducatif, développement de compétences spécifiques (en fonction de leur sensibilité, leurs partenaires, leur territoire, leurs responsables et élus).

Une offre pour développer une culture numérique professionnelle de base

La réflexion autour de ce que devrait être une culture numérique professionnelle de base pour les acteurs de la formation continue, de la médiation numérique et de façon élargie l’ensemble des acteurs concernés par la question de l’accompagnement au développement des usages numériques (acteurs du champ socio-éducatif, de l’insertion, de l’orientation, etc.) est née au sein du réseau régional des acteurs de la formation continue tout au long de la vie Formavia.

Certains réseaux d’EPN et la CoRAIA se sont engagés dans les travaux du réseau depuis 2007.

Pour en savoir plus http://fr.slideshare.net/formavia/barcampclermontdec2013

Capture du 2014-03-07 14:53:45Un des projets les plus récents menés a été une expérimentation qui, en s’appuyant sur la mise en place d’un C2I2E formateurs/animateurs, devait permettre de prototyper une offre régionale de formation pouvant rentrer dans les dispositifs de droit commun de la formation professionnelle.

Les 2 illustrations montrent :

  • La ligne de temps des différentes étapes du projet,
  • Le prototype (version beta) du parcours évolutif constituant l’offre de formation auquel le groupe de travail a abouti.OffreFormavia


Une première rencontre avec certains OPCA a eu lieu, avec un retour positif et intéressé de leur part. En effet le constat du peu de place qu’occupe la culture numérique professionnelle face aux formations techniques et métiers omniprésentes était majoritairement partagé.

La question maintenant posée au niveau régional est celle du portage souhaité collectif de cette offre par des acteurs de la formation (et des epn ?) afin de lui conserver son aspect ouvert et coopératif.

Pour en savoir plus sur Formavia et le projet : http://tinyurl.com/qe89fmu

Quelles plus value immédiate pour les EPN à leur participation dans ce projet ?

  • Obtenir le  C2i2e : A travers l’obtention de cette certification universitaire, cela leur permet de valider des compétences numériques et pédagogiques qui peuvent les légitimer en tant qu’intervenants potentiels dans des dispositifs et établissements éducatifs (aménagement des rythmes scolaires, interventions sur la parentalité,…)
  • Accompagner au  B2i Adultes : L’obtention du C2i2 est la garantie de pouvoir devenir accompagnateur et validateur B2iA. Cela permet une évolution de posture et d’investir, pour ceux qui le souhaitent un champ jusque là réservé aux organismes de formation : celui de la validation de compétences numériques.
  • Devenir des espaces ressources reconnus :  Développer des partenariats locaux avec les organismes de formation notamment sur la questions des pré-requis et de la veille sur les usages et les technologies.

Licence Creative Commons

Déc 202013
 
F Pellerin à Bercy - Annonce du dispositif 2000 emplois d'avenir en EPN

F Pellerin à Bercy – Annonce du dispositif 2000 emplois d’avenir en EPN

Le dispositif “2 000 emplois d’avenir en EPN” a été annoncé en février dernier à Bercy et le premier comité de pilotage s’est tenu le 4 novembre en présence de Mme Fleur Pellerin

Pour accompagner le développement de ce dispositif et faciliter les recrutements, la DUI (Délégation aux Usages de l’Internet) a souhaité mettre en place des Pôles ressources Inter-régionaux. Ceux-ci, au nombre de 5, couvrent les territoires découpés selon l’indicatif téléphonique.
Ainsi Pour le Sud-Est et la Corse, c’est l’association ARSENIC (en charge de l’animation des ERIC – EPN de PACA), qui a été officiellement nommée pôle ressource.

Afin d’assurer une représentativité et une proximité en Rhône-Alpes une convention nous lie à ARSENIC pour l’animation du Pôle Inter-régional. Aussi, nous nous engageons à leur côté pour présenter le dispositif et accompagner les démarches des structures intéressées.
Compte tenu de la spécificité de notre territoire, la contribution de CoRAIA est un travail sur la formation et l’accompagnement des jeunes recrutés et/ou leurs tuteurs. C’est à ce titre et sur cette thématique qu’une rencontre est prévue avec la Région, notamment la DEFC (Direction Emploi et Formation Continue), le 22 janvier 2014.

Certains territoires comme la Loire, se sont approprié le dispositif et ont commencé à travailler sur ce sujet. Ainsi la Direccte, la Direction de la Cohésion Sociale de la Loire, le Conseil Général,les-emplois-d-avenir.png le Pôle Emploi, les Missions Locales, et Cap Emploi se sont mis en ordre de marche. Dans le but de faire un premier diagnostic, un questionnaire a été adressé à l’ensemble des EPN ligériens.

Pour étendre ce premier diagnostic au niveau du territoire régional, la DDCS de la Loire a bien voulu partager son formulaire afin que nous puissions l’adapter et le diffuser plus largement.
Ainsi les informations recueillies nous permettront de travailler sur l’élaboration d’un dispositif de formation avec les partenaires que sont la Région et les OPCA concernés. C’est le sens de la première réunion prévue avec la région le 22 janvier 2014

Aussi, que vous ayez déjà recruté un emploi d’avenir, que vous en ayez l’intention ou que vous souhaitiez simplement obtenir quelques informations, nous vous serions très reconnaissant de bien vouloir prendre quelques instants pour répondre à ce questionnaire et si possible avant le 14 janvier 2014.

Merci par avance pour les informations utiles et les repères concrets que vous allez nous transmettre.

 Pour accéder au formulaire : https://docs.google.com/forms/d/1RlIATz0TqYPAeMcekyzwxP6kULsfWL1CAXtO6AcLIbw/viewform

Pour en savoir plus sur le dispositif : Consulter notre article ou le site de NetPublic

 

Nov 272013
 

rapport_Apercu-509x350Après une période 6 mois de consultation sur l’inclusion dans une société numérique à travers notamment 3 “vendredis contributifs”, la Conseil National du Numérique a rendu public son rapport « Citoyens d’une société numérique – Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir: pour une nouvelle politique d’inclusion numérique ».

Il a été remis à Fleur Pellerin (Ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique) ce jeudi mardi 26 novembre.

Un rapide aperçu avec le résumé du résumé :

Dans l’avant propos du document

Valérie Peugeot (Vice-présidente du CNNum) rappelle que les différentes consultations ont conforté le groupe Inclusion dans

  • Son objectif principal  : refuser l’accroissement des inégalités, construire de nouvelles solidarités, aspirer à une société authentiquement inclusive
  • Sa volonté de d’abord s’affranchir du concept de fracture numérique,

suite à ça la nécessité de s’appuyer sur 3 constats :

  • les enjeux d’inclusion numérique concernent désormais l’ensemble de la population et nous sommes face à une cible mouvante.
  • Les non-connectés, devenus minoritaires, sont également ceux qui sont par ailleurs victimes de marginalisation sociale, culturelle et économique
  • le numérique, lorsqu’il est convoqué dans des projets porteurs de sens, peut également constituer un formidable levier ou accélérateur de changement,

et de conclure : “L’inclusion est bien entendu une affaire de redistribution. Dans une société immatérielle, elle est également une question de « pouvoir d’agir »

Un changement d’ambition : une société « avec le numérique »

il est basé de plusieurs constats :

  • La diffusion rapide des technologies numériques fait du numérique non plus une option mais une exigence.
    On ne peut pas penser les politiques publiques avec le même prisme que celui d’il y a vingt ans, maintenant que près de 80% de la population utilise un ordinateur et Internet au quotidien ;
  • La pénétration croissante du numérique est concomitante à une période d’accroissement des inégalités sociales et économiques.
    La pauvreté, le chômage, l’isolement et la précarité sont parfois aggravés par le manque de culture numérique comme par la déshumanisation que peut engendrer la numérisation des services essentiels. La médiation dans le numérique devient une priorité ;
  • Le mythe des « digital natives » est dépassé.
    L’écart entre la capacité à utiliser et la capacité à maîtriser le numérique doit être réduit par un apprentissage continu des technologies.

Une nouvelle définition de l’e-inclusion

L’inclusion numérique pensée par le Conseil national du numérique se définit comme
l’inclusion sociale dans une société et une économie où le numérique joue un rôle
essentiel

Les 7 recommandations du rapport pour une nouvelle politique d’inclusion

La seconde partie du rapport sur l’inclusion dans une société numérique propose des actions concrètes à envisager autour de 4 leviers essentiels :

  • l’accès (recommandation 1) ,
  • la littératie (recommandation 2),
  • les médiation s (recommandation 3 ),
  • le pouvoir d’agir ( recommandation 4) .

Ils sont complétés par :

  • des actions dans un champ sectoriel qui apparait comme la priorité numéro un : l’emploi (recommandation 5)
  • deux séries de mesures destinées :
    • d’une part à lever un point de blocage des politiques d’inclusion – la responsabilisation des décideurs (recommandation 6)
    • et d’autre part à documenter et outiller les politiques publiques par la recherche et des indicateurs sur l’inclusion numérique (recommandation 7) .

 Le document, ses annexes et les différentes contributions sont disponibles ici  : http://www.cnnumerique.fr/inclusion/

 

 

Mar 082013
 

Pour une médiation numérique  replacée au coeur des politiques publiques du numérique

Pour soutenir l’appel : Page de signature de l’appel

A l’issue du Séminaire Interministériel sur le Numérique du 28 février 2013, une “feuille de route” a été approuvée par le Premier Ministre. Nous devons saluer que ce travail fasse écho à certains points soulevés dans le premier appel lancé par les acteurs de la médiation numérique. Il convient désormais de construire collectivement une stratégie opérationnelle et prospective.

Ce texte succède donc à ce premier appel initié en amont de ce Séminaire Interministériel. Il s’amorce logiquement par la question de l’économie numérique notamment au regard du  rattachement actuel  de notre secteur au Ministère de l’Economie numérique.

Il a vocation à faciliter l’émergence des politiques publiques et préfigure les chantiers ouverts et à lancer qui pourraient être alors abordés à l’occasion des prochaines Assises de la Médiation Numérique en 2013.

La médiation numérique ou le chaînon manquant pour l’émergence d’une économie numérique

L’émergence d’une économie numérique est notamment conditionnée par :

  1. la capacité d’appropriation de l’innovation numérique par les citoyens,

  2. la développement de lieux et de démarches qui expérimentent et fabriquent la société numérique au quotidien,

  3. la construction d’un regard critique sur les outils numériques permettant des usages qualifiés et des démarches actives du citoyen.

En effet, l’Economie numérique n’est jusqu’à présent pensée qu’à travers ses seuls aspects d’infrastucture et de produits/services. Mais force est de constater que déploiement du Haut-Débit et du Très Haut Débit, la production de contenus, le soutien à la R&D ne produiront des effets socio-économiques durables et relocalisés qu’à la condition expresse que les “exploitants”, “producteurs” et “chercheurs” ne soient pas exclusivement extra-européens. Or, seuls les acteurs de la médiation numérique se positionnent, en permettant à la population de développer une lecture critique des usages numériques, comme “relais d’opinions” voire comme “prescripteurs d’usages” pour les citoyens du numérique. Entre autres exemples, le lancement d’un moteur de recherche français ou européen n’aura finalement que peu de chance d’aboutir sans le soutien de la médiation numérique auprès des usagers…

De plus, comme précisé dans le rapport Collin & Colin[1], la production de valeur repose aujourd’hui en grande partie sur les usagers du numérique notamment par leurs productions de données personnelles ensuite exploitées. C’est cette production de valeur que l’on retrouve dans l’accompagnement des citoyens par les acteurs de la médiation numérique lorsque ceux-ci mette en place des ateliers de co-construction -avec des porteurs de projets locaux- de services innovants exploitant ces données, générant alors de réels modèles économiques et permettant de restituer équitablement une partie de la valeur créée. C’est ainsi tout le sens des actions conduites dans ces lieux autour de l’OpenData.

Enfin, les lieux de médiation numérique constituent finalement autant de “laboratoires vivants” (LivingLab) dans lesquels -en partenariat avec les Universités et les Laboratoires de recherche-, il devient possible d’explorer avec les communautés d’usagers de ces lieux de nouvelles pistes de recherches appliquées sur les usages, l’ergonomie, d’expérimenter de nouveaux objets connectés voire d’initier leur fabrication (FabLab). Et ce, sans avoir à redéployer de nouveaux équipements. Sans compter que de nouvelles formes de travail y sont possibles (coworking).

Les ingrédients, les compétences et les lieux sont donc déjà réunis pour l’émergence d’une économie numérique. C’est par la solidification des acteurs de la médiation numérique, leur montée en compétences et leur hybridation que la brique manquante de l’Economie numérique s’offre à notre territoire, véritable singularité européenne, véritable opportunité pour nos filières!

La médiation numérique ou l’endroit de la transformation des pratiques sociales et professionnelles à l’ère numérique.

La médiation numérique est l’endroit de construction de la citoyenneté numérique. Par leurs démarches d’éducation populaire (parfois même d’écrivain public numérique) et parce qu’ils travaillent sur toutes les générations et conditions, les lieux de médiation numérique constituent autant d’Universités Populaires du numérique. On y construit, débat et produit de nouveaux liens sociaux “numériques”, de nouvelles formes de coopérations, des économies de la contribution.

Ainsi se constituent autant de modèles de développement socio-économique au coeur de la société numérique, bien au-delà des seuls modèles communautaires issus des technologies relationnelles[2] et autres industries de programmes[3]. Il est donc nécessaire de concentrer les moyens sur ces démarches productrices d’alternatives plutôt que sur la seule correction de pratiques anxiogènes. C’est ainsi que les pouvoirs publics contribueront la mise en oeuvre d’une véritable société numérique.

La médiation numérique est l’endroit qui s’attache à “prendre soin de la jeunesse et des générations[4]. Elle s’assure du croisement de ces générations, sans confondre habiletés d’usages (plutôt centrées sur les jeunes générations) et transmissions entre les générations. Elle permet ainsi des compréhensions réciproques, coupant court aux risques de ruptures générationnelles, sans fantasmer pour autant à propos d’une génération en attente d’apprentissages et de distance critique, recréant l’attention nécessaire à toute construction sociale. Elle s’assure également de la rencontre des catégories sociales tout en favorisant les coopérations entre elles.

La médiation numérique est l’endroit d’accompagnement des nouveaux modes de consommation des biens culturels. Elle constitue la seule et véritable alternative aux approches centrées sur le seul traitement répressif des nouveaux modes de consommation de ces biens culturels.

En ce sens, les lieux de médiation numérique sont une solution opérationnelle : loin des fonctionnements individuels et privés qui ne peuvent faire l’objet d’accompagnement, ils sont l’endroit de rencontre entre les industries culturelles et les usages des biens culturels, voire de pratiques créatives par la population. C’est par leur rôle de tiers de confiance et d’intermédiation qu’ils contribuent à l’émergence de services innovants centrés sur la diversité culturelle où peuvent se construire de nouveaux consensus à mi-chemin entre productions de biens communs et nouveaux modèles de rémunération des auteurs. De cette façon, les lieux de médiation numériques contribuent à initier de nouveaux rapports à la connaissance aux oeuvres et la production de nouvelles formes économiques.

La médiation numérique est l’endroit de la découverte des nouveaux usages, de montée en compétences pour tous les citoyens, mais également l’endroit de la mise en perspective des impacts sur le quotidien. Des impacts sur le travail[5], sur le vivre-ensemble, sur les addictions, sur les nouveaux modes de représentation du monde, sur la santé,sur les nouveaux rapports à l’administration, sur les pratiques pédagogiques, sur les nouvelles formes de concertation, etc.

En réponse à ces changements profonds, la médiation numérique contribue dès à présent à de véritables stratégies de remédiation : inclusion numérique, éducation formelle et non formelle, technique de soi[6], etc.

La médiation numérique est le seul véritable aménageur numérique du territoire. En effet, le territoire ne saurait être aménagé par les seules prises de connexions à Internet mais bien avec la population : il en a été ainsi lorsque la République a considéré que l’Ecole devait aménager le territoire parce que l’existence des livres n’était pas suffisante.

Il s’agit donc bien d’une médiation des savoirs placée au coeur d’un projet républicain. Et s’’il est désormais admis -à l’issue du Séminaire Interministériel du 28 février 2013- que l’appropriation collective et la citoyenneté numérique sont placées au coeur des enjeux de société, la médiation numérique, et plus particulièrement les médiateurs numériques, doivent être replacés au coeur du dispositif interministériel.

Par conséquent, le périmètre de la médiation numérique est de concilier :

– l’inclusion numérique,

– la fonction observatoire des représentations, des pratiques et des attentes à l’ère numérique,

– la fonction laboratoire de fabrication de la société numérique,

– l’articulation entre développement territorial et usages mondialisés.

Et ce, avec une approche :

– d’aménagement numérique du territoire,

– de construction d’une citoyenneté numérique.

La médiation numérique : un enjeu stratégique.

Il faut désormais transformer les intuitions, les expérimentations et les démonstrations en une véritable stratégie nationale portée collectivement par l’Etat, les collectivités, les acteurs socio-économiques et les acteurs de terrain.

Pour cela il s’agit de mettre en oeuvre des partenariats d’un nouveau type, dépassant le seul cadre des subventions. Des partenariats centrés sur des démarches d’Economie Sociale et Solidaire, d’Economies plurielles, dans lesquelles toutes les parties prenantes assument leur part d’investissements productifs à l’image d’une Société numérique partagée par le plus grand nombre, qui agrège tout à la fois Education populaire, Développement économique relocalisé et Développement territorial partagé.

Il s’agit par conséquent de s’appuyer :

– sur les compétences développées depuis 15 ans par les professionnels (animateurs multimédia, médiateurs numériques, chargés de développement numérique, ingénieurs de projets, etc.),

– sur le réseau de lieux de pratiques numériques le plus dense d’Europe (plus de 5000 lieux),

– sur le produit de 15 ans de politiques publiques, certes disparates et peu équilibrées, mais existantes,

– sur la capacité de mobilisation de communautés d’usagers par les lieux de médiation numérique.

Et pour mettre en oeuvre une politique volontariste et cohérente avec les enjeux de la Transition numérique de la société, il est nécessaire de renforcer les missions confiées à la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI). Tout en la rattachant au Ministère de l’Economie numérique, la DUI, historiquement légitime pour intervenir dans le champ de la médiation numérique, doit disposer d’un réel ancrage interministériel en phase avec l’ambition du dernier séminaire gouvernement sur les questions du numérique…

C’est de cette manière que la DUI deviendra le véritable catalyseur des politiques publiques d’Etat sur ces questions, coordonnant les démarches de chaque ministère, permettant aux collectivités territoriales et aux acteurs de la médiation numérique de disposer d’un interlocuteur unique pour coordonner les efforts de chacune des parties prenantes.

Cette DUI 2.0 pourra notamment répondre aux enjeux suivants :

– porter, notamment par un rapport d’Orientation générale confié au secteur, une vision prospective du développement de la médiation numérique au regard des enjeux décrits,

– inclure la question de la médiation numérique dans le nouveau projet de décentralisation afin que soit nommé un chef de file,

– fédérer les acteurs socio-économiques autour des enjeux de la médiation numérique, notamment par la saisine du CESE[7], et l’interpellation des CESER pour la prise en compte de la filière numérique et de la médiation numérique, voire leur représentation dans leur composition,

– prévoir, en lien avec les Conseillers TIC des SGAR[8], la prise en compte de la médiation numérique dans la production des DOCUP[9] à l’occasion du transfert de gestion des fonds FEDER et FSE aux Régions,

– prendre en compte la médiation numérique dans les projets de réforme de la fiscalité numérique, notamment autour des pistes du rapport Collin & Colin,

– assurer un véritable lieu de conférence permanente avec les différents échelons de collectivités territoriales pour s’assurer d’une co-construction des politiques publiques plus équitables sur l’ensemble du territoire,

– contribuer au mandatement des lieux de médiation numérique sur l’accompagnement territorialisé à l’appropriation des usages du numérique, notamment par le biais de conventions-cadres avec les services publics de l’emploi, les chambres consulaires, les administrations locales, garantissant ainsi la “reconnaissance” locale des acteurs et leurs modèles économiques,

– missionner  des structures ressources régionales, chargées de coordonner, d’accompagner et de diagnostiquer les attentes et les besoins territoriaux de la médiation numérique,

– contribuer par la coordination nationale de ces acteurs régionaux à l’évolution et l’évaluation des politiques publiques déployées sur les territoires,

– participer ainsi à la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, à la montée en compétences des lieux et des acteurs pour qu’ils puissent à terme devenir de véritables acteurs de projets numériques de territoire.


[1] http://www.economie.gouv.fr/rapport-sur-la-fiscalite-du-secteur-numerique

[2] http://arsindustrialis.org/technologies-relationnelles

[3] Des technologies et des industries le plus souvent toxiques s’ils ne font pas l’objet d’un accompagnement. http://arsindustrialis.org/glossary/term/111

[4] Bernard Stiegler / Ars Industrialis : http://arsindustrialis.org/node/2973

[5] Coworking, visio-conférence, mobilité, etc.

[6] http://alaingiffard.blogs.com/culture/techniques-de-soi/

[7] http://www.lecese.fr/

[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9taire_g%C3%A9n%C3%A9ral_aux_affaires_r%C3%A9gionales

[9] http://www.europe-en-aquitaine.eu/docup

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Premiers signataires:

Centre de Ressources Régionaux:

Médias-Cité (Aquitaine ) – Arsenic (PACA) – Coraia (Rhône-Alpes) – Ping (Pays de la Loire)

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