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Mar 082013
 

Pour une médiation numérique  replacée au coeur des politiques publiques du numérique

Pour soutenir l’appel : Page de signature de l’appel

A l’issue du Séminaire Interministériel sur le Numérique du 28 février 2013, une “feuille de route” a été approuvée par le Premier Ministre. Nous devons saluer que ce travail fasse écho à certains points soulevés dans le premier appel lancé par les acteurs de la médiation numérique. Il convient désormais de construire collectivement une stratégie opérationnelle et prospective.

Ce texte succède donc à ce premier appel initié en amont de ce Séminaire Interministériel. Il s’amorce logiquement par la question de l’économie numérique notamment au regard du  rattachement actuel  de notre secteur au Ministère de l’Economie numérique.

Il a vocation à faciliter l’émergence des politiques publiques et préfigure les chantiers ouverts et à lancer qui pourraient être alors abordés à l’occasion des prochaines Assises de la Médiation Numérique en 2013.

La médiation numérique ou le chaînon manquant pour l’émergence d’une économie numérique

L’émergence d’une économie numérique est notamment conditionnée par :

  1. la capacité d’appropriation de l’innovation numérique par les citoyens,

  2. la développement de lieux et de démarches qui expérimentent et fabriquent la société numérique au quotidien,

  3. la construction d’un regard critique sur les outils numériques permettant des usages qualifiés et des démarches actives du citoyen.

En effet, l’Economie numérique n’est jusqu’à présent pensée qu’à travers ses seuls aspects d’infrastucture et de produits/services. Mais force est de constater que déploiement du Haut-Débit et du Très Haut Débit, la production de contenus, le soutien à la R&D ne produiront des effets socio-économiques durables et relocalisés qu’à la condition expresse que les “exploitants”, “producteurs” et “chercheurs” ne soient pas exclusivement extra-européens. Or, seuls les acteurs de la médiation numérique se positionnent, en permettant à la population de développer une lecture critique des usages numériques, comme “relais d’opinions” voire comme “prescripteurs d’usages” pour les citoyens du numérique. Entre autres exemples, le lancement d’un moteur de recherche français ou européen n’aura finalement que peu de chance d’aboutir sans le soutien de la médiation numérique auprès des usagers…

De plus, comme précisé dans le rapport Collin & Colin[1], la production de valeur repose aujourd’hui en grande partie sur les usagers du numérique notamment par leurs productions de données personnelles ensuite exploitées. C’est cette production de valeur que l’on retrouve dans l’accompagnement des citoyens par les acteurs de la médiation numérique lorsque ceux-ci mette en place des ateliers de co-construction -avec des porteurs de projets locaux- de services innovants exploitant ces données, générant alors de réels modèles économiques et permettant de restituer équitablement une partie de la valeur créée. C’est ainsi tout le sens des actions conduites dans ces lieux autour de l’OpenData.

Enfin, les lieux de médiation numérique constituent finalement autant de “laboratoires vivants” (LivingLab) dans lesquels -en partenariat avec les Universités et les Laboratoires de recherche-, il devient possible d’explorer avec les communautés d’usagers de ces lieux de nouvelles pistes de recherches appliquées sur les usages, l’ergonomie, d’expérimenter de nouveaux objets connectés voire d’initier leur fabrication (FabLab). Et ce, sans avoir à redéployer de nouveaux équipements. Sans compter que de nouvelles formes de travail y sont possibles (coworking).

Les ingrédients, les compétences et les lieux sont donc déjà réunis pour l’émergence d’une économie numérique. C’est par la solidification des acteurs de la médiation numérique, leur montée en compétences et leur hybridation que la brique manquante de l’Economie numérique s’offre à notre territoire, véritable singularité européenne, véritable opportunité pour nos filières!

La médiation numérique ou l’endroit de la transformation des pratiques sociales et professionnelles à l’ère numérique.

La médiation numérique est l’endroit de construction de la citoyenneté numérique. Par leurs démarches d’éducation populaire (parfois même d’écrivain public numérique) et parce qu’ils travaillent sur toutes les générations et conditions, les lieux de médiation numérique constituent autant d’Universités Populaires du numérique. On y construit, débat et produit de nouveaux liens sociaux “numériques”, de nouvelles formes de coopérations, des économies de la contribution.

Ainsi se constituent autant de modèles de développement socio-économique au coeur de la société numérique, bien au-delà des seuls modèles communautaires issus des technologies relationnelles[2] et autres industries de programmes[3]. Il est donc nécessaire de concentrer les moyens sur ces démarches productrices d’alternatives plutôt que sur la seule correction de pratiques anxiogènes. C’est ainsi que les pouvoirs publics contribueront la mise en oeuvre d’une véritable société numérique.

La médiation numérique est l’endroit qui s’attache à “prendre soin de la jeunesse et des générations[4]. Elle s’assure du croisement de ces générations, sans confondre habiletés d’usages (plutôt centrées sur les jeunes générations) et transmissions entre les générations. Elle permet ainsi des compréhensions réciproques, coupant court aux risques de ruptures générationnelles, sans fantasmer pour autant à propos d’une génération en attente d’apprentissages et de distance critique, recréant l’attention nécessaire à toute construction sociale. Elle s’assure également de la rencontre des catégories sociales tout en favorisant les coopérations entre elles.

La médiation numérique est l’endroit d’accompagnement des nouveaux modes de consommation des biens culturels. Elle constitue la seule et véritable alternative aux approches centrées sur le seul traitement répressif des nouveaux modes de consommation de ces biens culturels.

En ce sens, les lieux de médiation numérique sont une solution opérationnelle : loin des fonctionnements individuels et privés qui ne peuvent faire l’objet d’accompagnement, ils sont l’endroit de rencontre entre les industries culturelles et les usages des biens culturels, voire de pratiques créatives par la population. C’est par leur rôle de tiers de confiance et d’intermédiation qu’ils contribuent à l’émergence de services innovants centrés sur la diversité culturelle où peuvent se construire de nouveaux consensus à mi-chemin entre productions de biens communs et nouveaux modèles de rémunération des auteurs. De cette façon, les lieux de médiation numériques contribuent à initier de nouveaux rapports à la connaissance aux oeuvres et la production de nouvelles formes économiques.

La médiation numérique est l’endroit de la découverte des nouveaux usages, de montée en compétences pour tous les citoyens, mais également l’endroit de la mise en perspective des impacts sur le quotidien. Des impacts sur le travail[5], sur le vivre-ensemble, sur les addictions, sur les nouveaux modes de représentation du monde, sur la santé,sur les nouveaux rapports à l’administration, sur les pratiques pédagogiques, sur les nouvelles formes de concertation, etc.

En réponse à ces changements profonds, la médiation numérique contribue dès à présent à de véritables stratégies de remédiation : inclusion numérique, éducation formelle et non formelle, technique de soi[6], etc.

La médiation numérique est le seul véritable aménageur numérique du territoire. En effet, le territoire ne saurait être aménagé par les seules prises de connexions à Internet mais bien avec la population : il en a été ainsi lorsque la République a considéré que l’Ecole devait aménager le territoire parce que l’existence des livres n’était pas suffisante.

Il s’agit donc bien d’une médiation des savoirs placée au coeur d’un projet républicain. Et s’’il est désormais admis -à l’issue du Séminaire Interministériel du 28 février 2013- que l’appropriation collective et la citoyenneté numérique sont placées au coeur des enjeux de société, la médiation numérique, et plus particulièrement les médiateurs numériques, doivent être replacés au coeur du dispositif interministériel.

Par conséquent, le périmètre de la médiation numérique est de concilier :

– l’inclusion numérique,

– la fonction observatoire des représentations, des pratiques et des attentes à l’ère numérique,

– la fonction laboratoire de fabrication de la société numérique,

– l’articulation entre développement territorial et usages mondialisés.

Et ce, avec une approche :

– d’aménagement numérique du territoire,

– de construction d’une citoyenneté numérique.

La médiation numérique : un enjeu stratégique.

Il faut désormais transformer les intuitions, les expérimentations et les démonstrations en une véritable stratégie nationale portée collectivement par l’Etat, les collectivités, les acteurs socio-économiques et les acteurs de terrain.

Pour cela il s’agit de mettre en oeuvre des partenariats d’un nouveau type, dépassant le seul cadre des subventions. Des partenariats centrés sur des démarches d’Economie Sociale et Solidaire, d’Economies plurielles, dans lesquelles toutes les parties prenantes assument leur part d’investissements productifs à l’image d’une Société numérique partagée par le plus grand nombre, qui agrège tout à la fois Education populaire, Développement économique relocalisé et Développement territorial partagé.

Il s’agit par conséquent de s’appuyer :

– sur les compétences développées depuis 15 ans par les professionnels (animateurs multimédia, médiateurs numériques, chargés de développement numérique, ingénieurs de projets, etc.),

– sur le réseau de lieux de pratiques numériques le plus dense d’Europe (plus de 5000 lieux),

– sur le produit de 15 ans de politiques publiques, certes disparates et peu équilibrées, mais existantes,

– sur la capacité de mobilisation de communautés d’usagers par les lieux de médiation numérique.

Et pour mettre en oeuvre une politique volontariste et cohérente avec les enjeux de la Transition numérique de la société, il est nécessaire de renforcer les missions confiées à la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI). Tout en la rattachant au Ministère de l’Economie numérique, la DUI, historiquement légitime pour intervenir dans le champ de la médiation numérique, doit disposer d’un réel ancrage interministériel en phase avec l’ambition du dernier séminaire gouvernement sur les questions du numérique…

C’est de cette manière que la DUI deviendra le véritable catalyseur des politiques publiques d’Etat sur ces questions, coordonnant les démarches de chaque ministère, permettant aux collectivités territoriales et aux acteurs de la médiation numérique de disposer d’un interlocuteur unique pour coordonner les efforts de chacune des parties prenantes.

Cette DUI 2.0 pourra notamment répondre aux enjeux suivants :

– porter, notamment par un rapport d’Orientation générale confié au secteur, une vision prospective du développement de la médiation numérique au regard des enjeux décrits,

– inclure la question de la médiation numérique dans le nouveau projet de décentralisation afin que soit nommé un chef de file,

– fédérer les acteurs socio-économiques autour des enjeux de la médiation numérique, notamment par la saisine du CESE[7], et l’interpellation des CESER pour la prise en compte de la filière numérique et de la médiation numérique, voire leur représentation dans leur composition,

– prévoir, en lien avec les Conseillers TIC des SGAR[8], la prise en compte de la médiation numérique dans la production des DOCUP[9] à l’occasion du transfert de gestion des fonds FEDER et FSE aux Régions,

– prendre en compte la médiation numérique dans les projets de réforme de la fiscalité numérique, notamment autour des pistes du rapport Collin & Colin,

– assurer un véritable lieu de conférence permanente avec les différents échelons de collectivités territoriales pour s’assurer d’une co-construction des politiques publiques plus équitables sur l’ensemble du territoire,

– contribuer au mandatement des lieux de médiation numérique sur l’accompagnement territorialisé à l’appropriation des usages du numérique, notamment par le biais de conventions-cadres avec les services publics de l’emploi, les chambres consulaires, les administrations locales, garantissant ainsi la “reconnaissance” locale des acteurs et leurs modèles économiques,

– missionner  des structures ressources régionales, chargées de coordonner, d’accompagner et de diagnostiquer les attentes et les besoins territoriaux de la médiation numérique,

– contribuer par la coordination nationale de ces acteurs régionaux à l’évolution et l’évaluation des politiques publiques déployées sur les territoires,

– participer ainsi à la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, à la montée en compétences des lieux et des acteurs pour qu’ils puissent à terme devenir de véritables acteurs de projets numériques de territoire.


[1] http://www.economie.gouv.fr/rapport-sur-la-fiscalite-du-secteur-numerique

[2] http://arsindustrialis.org/technologies-relationnelles

[3] Des technologies et des industries le plus souvent toxiques s’ils ne font pas l’objet d’un accompagnement. http://arsindustrialis.org/glossary/term/111

[4] Bernard Stiegler / Ars Industrialis : http://arsindustrialis.org/node/2973

[5] Coworking, visio-conférence, mobilité, etc.

[6] http://alaingiffard.blogs.com/culture/techniques-de-soi/

[7] http://www.lecese.fr/

[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9taire_g%C3%A9n%C3%A9ral_aux_affaires_r%C3%A9gionales

[9] http://www.europe-en-aquitaine.eu/docup

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Premiers signataires:

Centre de Ressources Régionaux:

Médias-Cité (Aquitaine ) – Arsenic (PACA) – Coraia (Rhône-Alpes) – Ping (Pays de la Loire)

Télécharger l’appel en format pdf

Pour soutenir l’appel : Page de signature de l’appel

  6 Responses to “[Appel suite] Pour une médiation numérique replacée au coeur des politiques publiques du numérique”

  1. Bonjour,

    Si l’on considère que la médiation numérique a un rôle important à jouer, c’est que l’action des médiateurs numériques est essentielle; or pour beaucoup d’entre eux, comme pour 80% des français et, parait il, le gouvernement , la question de la sécurisation des parcours pro donc de la pérennisation des emplois est primordial.Transformer en CDI tous les contrats précaires actuels des médiateurs numériques serait à une reconnaissance de la qualité de leur travail; c pourquoi, il nous semble qu’il faudrait inclure dans cet appel, la pérennisation des contrats présents avant la signature de tout contrat d’avenir .

  2. On fait comment pour signer l’appel?

  3. @ La B@se: hélas la question formulée comme telle ne peut avoir une réponse “simple”. Si ce “secteur” était “homogène” çàd par exemple que des agents de l’Etat, obtenir la titularisation serait faisable.
    Donc notre stratégie doit plus consister
    – en l’inscription de ces sujets dans les politiques publiques à tous les niveaux de collectivités
    – en la production de convention cadres avec les structures de la médiation numérique
    – en la mobilisation du réseau pour empêcher des recrutements contre-nature des emplois d’avenir.
    Voilà les conditions pour travailler à la pérennisation.
    Pour autant cela demande une montée en compétence de tous les acteurs, et notamment des responsables des lieux pour qu’ils soient en mesure de peser dans l’obtention des moyens financiers à nos projets.

  4. @ Gerald: pour commencer, il me semble utile de savoir “d’où l’on parle”.
    Je suis responsable d’un EPN et Gérald est directeur de “médias cités” mais aussi élu socialiste.
    La situation est extrêmement claire: nous demandons à ce que tous les médiateurs numériques/animateurs multimédia en CDD soient recrutés en CDI afin que leur travail soit reconnu et qu’ils puissent s’investir dans leur job, sans penser au fait qu’ils vont être virés dans quelques semaines/mois pour être remplacés par d’autres précaires/CDD/CAE/emplois d’avenir.
    Le financement de cette pérennisation est aussi simple:il faut que l’État arrête d’utiliser la plus grande partie des fonds européens (fse-feder) liés au numérique en majorité pour le THD en se moquant complètement de la médiation numérique.
    RIEN n’est prévu par le gouvernement pour professionnaliser la médiation numérique afin de pouvoir faire travailler ces salariés précaires dans des conditions optimales.
    Il faut arrêter de réfléchir uniquement sur l’avenir en oubliant volontairement de statuer au présent sur la situation des professionnels de la médiation numérique; ceux ci travaillent souvent avec des exclus et/ou personnes en risque d’exclusion et risquent de se retrouver dans cette même situation à l’issue de leurs contrats, à cause de l’attitude irresponsable, c’est un euphémisme, des différents gouvernements et de nombreux élus locaux.

  5. Bon je veux bien tout entendre mais un moment donné faut savoir s’arrêter aussi !
    Alors on va rentrer dans les détails on se fixer les choses une bonne fois pour toute:
    – premièrement si tu veux faire état de mon CV précise aussi que j’ai été membre de la MAPI (c’était avant la DUI) et si aujourd’hui les lieux existent et quelques financements, labels, diplômes, certifications existent c’est aussi parce que des mecs comme moi se sont dit “on va arrêter de se lamenter sur les réseaux sociaux, se sortir les doigts, arrêter de palabrer et aller chercher les moyens, au lieu d’attendre la gueule ouverte que quelqu’un vienne nous donner la becquée et en plus gueuler si cela ne va pas assez vite !”
    – deuxièmement : oui je suis élu, parce que comme à titre personnel j’en ai marre que les gens disent nos élus sont tous des pourris, mais ne font rien pour les remplacer.
    – troisièmement: fais un tour sur internet, regarde ce qu’est Médias-Cité et note que nous sommes la plus vieille structure à nous battre sur les EPN. Et qu’aujourd’hui si des glands comme nous n’avaient pas anticipé le danger que peuvent être les emplois d’avenir s’ils sont mal utilisés, les profils n’auraient forcément pas été rédigés pour éviter qu’ils évitent d’abimer les animateurs. Et pour faire tout cela nous ne touchons pas un euro mon gars !

    Alors maintenant rentrons dans le fond des choses:
    tu me dis “je suis responsable d’un EPN”: cela veut dire quoi ?
    – tu es président ? dans ce cas tu es employeur, c’est donc ta responsabilité de trouver aussi les moyens pour financer les postes. A moins que tu souhaites la nationalisation de ta structure ? Si tu es président, il n’y a que toi qui puisse signer un CDI, personne d’autre.
    – tu es animateur ? dans ce cas mobilise tes responsables, montre-leurs tous les dispositifs de financement qui existent dors et déjà et dis-leur de faire les dossiers !

    Je te l’ai déjà dit: l’Etat n’étant pas l’employeur, il ne peut pas piloter les contrats !!!

    Ce qu’il peut faire par contre effectivement, en lien avec les collectivités locales c’est poser le principe de convention-cadre sur ce secteur. Pour permettre le financement – notamment des postes – et des projets.
    C’est exactement ce que nous demandons dans notre appel.
    Et pour cela, cela ne peut passer que par la loi de décentralisation qui règle les accords avec les collectivités territoriales.

    Enfin sur les fonds FEDER / FSE, jusqu’à présent, l’Etat les géraient. Désormais ce sont les régions (dès 2014). Tu comprends alors les demandes que nous formulons dans l’appel.

    Alors tu es avec nous ou contre nous ?
    Parce que les commentaires sont là… le soutien non.
    (tu peux également voir mes commentaires dans le groupe FB “Médias Numériques Citoyens”)

    Bonne journée.

    PS/ tout cela n’enlève rien à ma solidarité vis-à-vis de ta situation.

  6. @william pezet : il faut remplir le formulaire disponible sur la page http://www.coraia.org/?page_id=3344
    Puis valider via le lien reçu par mail
    Cordialement

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