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Fév 032013
 

CoRAIA a été invitée à participer à la rencontre organisée par ARSENIC “open data et citoyens: les réponses de la médiation numérique”. Nous avons donc passé la frontière de Rhône-Alpes pour nous rendre à Aix-en-Provence. La “délégation” Rhône-Alpes, a ainsi co-voituré et a été représenté par la Loire, l’Isère, le Rhône et la Drôme. Nous avons retrouvé un représentant de la Haute-Savoie, une fois sur place!

Accueilli par un soleil radieux, la journée s’est ouverte par un accueil très chaleureux. Régionale à portée nationale, cette rencontre présentait un programme riche et ambitieux avec des intervenants de très haute qualité (DUI, OSM France, têtes de réseaux, FING…) dont l’intervention remarquée de Valérie PEUGEOT qui a ouvert cette rencontre .

Bernard Benhamou (Délégué aux usages de l’Internet) ne pouvant pas être présent a adressé un message vidéo aux participants de cet évènement et plus largement aux acteurs des EPN et de l’accompagnement de l’accès de tous à l’Internet qui dresse les contours, les enjeux et les pistes d’actions sur cette thématique données publiques et espaces publics numériques (EPN) :

A l’issue des débats, voici quelques constatations et réflexions:

L’openData est un concept qui peut sembler difficile à appréhender notamment :

  • par le manque d’applications concrètes issues de l’ouverture des données,
  • par le manque de formation des médiateurs numériques (et des intermédiaires)
  • par le manque de culture de la donnée dans la population en général
  • par le manque de données effectivement disponibles mais aussi par leur faible qualité

Mouvement suscitant l’enthousiasme collectif auparavant, il entre dans une phase de prise de recul, de “baby blues”. Alors que les discours d’antan nous promettaient transparence, participation citoyenne et innovation sociale, il est nécessaire de comprendre que la donnée n’est que le fruit de la construction sociale, et qu’il ne faut pas tout attendre de la donnée et rendre son épaisseur à la citoyenneté. La donnée et son exploitation peuvent cependant permettre de passer de l’opinion au jugement, du ressenti au factuel et participer à la construction d’un raisonnement sur un problème particulier.

L’open Data révèle le besoin d’une nouvelle médiation à la fois culturelle et numérique. Mais, pour permettre son appropriation par le citoyen il est nécessaire de partir d’un projet de vie, pour lui donner du sens: on ne fait pas de l’Open data pour faire de l’Open data

Quelques pistes d’action :

  •  Travailler à l’émergence d’une culture de la donnée auprès des citoyens et des intérmediaires (journalistes…)
  • Intégrer les notions fondamentales de sémiologie visuelle (en y intégrant les aspects concernant la lecture, la mise en forme, les partis pris…
  • Travailler en étroite relation avec des spécialistes (environnement, économie, transports…)
  • Diffuser les bonnes pratiques et les méthodes dans les réseaux existants (ONG par exemple)
  • Organiser des manifestations pour la production de données par les citoyens (carto-parties, équipement de capteurs…)

Il est nécessaire de faire preuve de pédagogie et de ne pas utiliser des termes trop spécifique (open data). Si une collectivité libère ses données, en profiter pour organiser des rencontres et ateliers à ce sujet auprès des usagers.

Selon Charles Nepote (FING) la principale question à se poser est : Quel projet de société souhaitons nous bâtir? La capacitation du plus grand nombre ou donner du pouvoir à ceux qui en ont déjà? Créer un écosystème riche et ouvert ou en faire une affaire d’initié?

Le concept d’infolab, en cours de développement par la Fing est un dispositif de médiation entre les besoins des acteurs et la donnée, il sera expérimenté sur trois territoires.

L’OpenData et le rôle des EPN soulèvent de nombreuses questions ; la formation, la pédagogie, la vie privée, la culture numérique…

Ceci reste un chantier ouvert que nous nous devons de nous approprier, et nécessite des échanges suivis avec les autres réseaux d’EPN, notamment PACA.

Nous tenons à remercier ARSENIC pour l’organisation de cette journée et son accueil sans faille.

Les supports, photos et synthèses sont désormais en ligne (en attendant les vidéos).

 

  4 Responses to “Retour sur la rencontre ARSENIC : Open Data et médiation numérique”

  1. Merci Garlann pour cette très bonne synthèse. J’ajouterai simplement qu’au delà du thème de cette journée consacrée l’Open Data, on constate une fois encore le rôle majeur de la médiation numérique pour rendre “concret” et “terre à terre” ce qui souvent ne s’apparente qu’à un concept. L’important c’est d’impliquer les usagers, leur faire toucher du doigt ce qu’il est possible de faire avec tous les nouveaux usages liés au numérique. L’open data, ou plus exactement l’accès aux données publiques (évitons systématiquement les anglicismes…) est bel et bien un formidable vivier à exploiter par les EPN à condition que les animateurs fassent le lien entre les enjeux que cela suppose et le contexte de leur territoire. Enfin, en sortant ce type de journée, on ne peut qu’être une fois encore convaincu que le métier de médiateur numérique ne s’improvise pas. Cela nécessite des compétences spécifiques et une formation adaptée, gages d’une réelle reconnaissance et d’une juste valorisation qui fait malheureusement encore trop souvent défaut.

  2. Suite à cette lecture, j’ai immédiatement contacté la mairie de ma commune pour savoir quelles données étaient accessibles et sous quelles formes ? J’ai eu l’impression de parler chinois ! Non pas qu’ils ne savent pas ce qu’est l’open data, mais ils n’ont aucune idée de comment extraire ces données et sous quelle forme. Bref tout ça pour dire que j’ai souvent la sensation qu’il y a un réel décalage entre nous (animateur d’EPN en posture de médiateur du numérique) et le monde professionnel qui nous entoure ? Ce qui me fait également constater que nous avons un énorme boulot de vulgarisation sur ces sujets de pointes, à l’instar de ce que l’on a pu vivre il y a plus de 10 ans quand notre mission était la vulgarisation des NTIC (ça n’en rajeunit pas certains ^^) !
    En tout cas merci Garlann pour cette excellent debriefing. Vivement les photos et les synthèses.

  3. MàJ : le 12 février le lien vers les contenus (supports, vidéos, accès à l’album photo) a été activé (en bas de l’article).

  4. le lien ne fonctionne plus

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